14.12.10

Writing in the rain




La pluie nous a surpris alors que nous jouions easy rider en scooter dans l'arrière pays thaïlandais.
Réfugiés sous le toit en palmes d'un bistrot fermé pour cause de manque d'affluence à la source d'eau chaude qui est sa raison d'être, nous procédons à deux petits tirages.
Les textes qui en sont issus exhalant un parfum étonnamment proche, avons choisi de les publier ensemble.




3 – Libre – Animal – Automatique
Bzzz, bzzz, bzzz,
moustique je pique, je saigne, je vampirise ton sang pour nourrir mes enfants et les petits
poissons et les gros et les aigles et tu seras un aigle aussi grâce à moi.
Alfred

Il me chasse de sa grande main, je m’échappe. Quand il ne pensera plus
à moi, persuadé que son huile à la citronnelle le protège, je le
piquerai à la base du cou, je lui sucerai le sang, pauvre homme.
Catherine


14 – Je - Minéral – Mode d’emploi/recette
J’ai mis 10075 ans à me détacher de ma roche mère
3927 ans pour lâcher ma sœur au cœur de granit
2742 pour me fendre en deux et gagner en légèreté
Là, j’ai pu commencer à rouler, dégringoler, l’aventure commençait, la
Terre-Mère allait me révéler ses secrets
J’ai patienté 75 ans dans les racines d’un chêne qui m’enserra jusqu’à
me faire éclater en mille morceaux
J’étais libre et la pluie me guida jusqu’à la rivière. J’ai adoré
cette partie de ma vie où je roulais au gré du courant. Parfois, un
groupe de pierres me retenait quelques années, mais j’étais devenue
toute petite, alors un jour, une nuit, je m’échappais.
Un matin, l’eau changea de goût et je fus soulevée par une immense
vague qui me projeta sur cette plage de Thaïlande où un enfant brun
aux yeux sombres me cacha au fond de son slip de bain.
Que vais-je devenir maintenant ?
Catherine










J’ai été introduit par effraction dans cette chair molle.
Dès lors, impossible de m’en déloger.
Nulle supplique, nulle prière, rien ne me fait quitter ma place.
Elle doit composer avec ma présence, m’absorber ou bien m’enrober, adoucir mes aspérités qui la blessent.
Avec le temps, elle finit par m’envelopper d’une substance dure et lisse, brillante comme la pleine lune.
J’en suis le cœur, le germe, la raison d’être.
Jour après jour, mois après mois, la taille de mon vêtement nacré s’arrondit.
Jusqu’au jour tant attendu où une main humaine vient me reprendre.
Exactement là où elle m’a semé.
Moi, le grain de sable devenu perle.

Alfred

11.12.10

texte sans "e"



Alors? ça va pour vous? Blog ou pas blog aujourd'hui? La wifi vous conduira à bon port... Nous lisons, imaginons...Pari gagnant quant au thaï landais du mois aout ou plus tard... OK?

Ici, tout va pas trop mal pour nous, mais ma maman a pris un bon choc!!ça va pour l'instant.
Grand froid par ici mais un tison quasi noir chauffait l'air du salon. On buvait du vin blanc, grignotait un biscuit au chocolat. On touchait aussi nos pulls. Un contact doux sous nos mains voulait plus: sur! Alors, nus, nous tations nos cous, bras, thorax puis pubis. Au bout d'un long instant, suants, nous avions vaincu un froid glacial, paralysant.


Voilà un soir sans potion à la con pour dormir.

Cimetière imaginaire

Libre - Libre - Les invisibles - Libre

Au centre des ruines éparpillées se dresse l'ancien temple dédié au Dieu des Rêves. Le souffle qui circule n'est pas celui du vent. Ici la nature se tait, penchée sur l'écho endormi des plus profonds secrets. Ici le brouillard naît de l'haleine blanchie des pierres silencieuses, les perles de rosée de leurs songes mêlés aux larmes de la terre. Le silence s'abreuve aux sources claires des querelles oubliées, des remords inutiles.
Ici règne la paix.

CŒUR DE PIERRE

Libre-Libre-Libre-Libre


Des racines minérales plongent vers le sol
Tandis que l’arbre, éperdu de lumière, s’élance vers les cieux
La roche amoureuse se voudrait végétale
Elle se laisse étreindre par son Roméo
Ils s’enlacent dans un baiser pétrifié
De cette union, l’eau verte de la mer renvoie le reflet
Dans ce pays, la passion unit les règnes
Défie le temps et les lois, réunit les extrêmes
Au nom de l’amour et au-delà des gènes.

Du soir au matin



7 – Il – Libre - Libre

Il y a certains matins où on préfère être le soir
Il y a certains matins qui commencent comme un soir
Il y a certains soirs qui vont jusqu’au matin
Il y a certains soirs qui réveillent comme un matin
Il y a certains jours aussi noirs que la nuit
Il y a certaines nuits aussi lumineuses que le jour
Il y a certain entre deux qui font du bien

ça plane pour moi

3 – Il – Objet – Fragment

(hé oui, c’est un nouveau point de vue qui aurait pu friser l’érotisme mais le spectacle extérieur m’a fait lâché la rampe)

Il descend, vire sur l’aile, laissant apparaître la côte Malaise. Ses réacteurs toulousains, allemands ou espagnols (help amis airbusiens) ronronnent de plaisir. Il fendille l’air en tréssautant légèrement, savourant encore pour quelques minutes l’ivresse d’un vol entre ciel azuréen, nuages cotonneux, océan bleu et terre brune. Bientôt la piste, adieu monde à part…

Vol au dessus d'un esprit


Libre – Je – Les invisibles – suspense

Certains affirment que je pèse 21 grammes, d’autres me voient luciole, caresse du vent… 
J’aime écouter leurs histoires surtout dans les lieux qu’ils ont construits pour m’honorer, me chérir, m’invoquer, me débusquer. 

J’aime aussi les avions car c’est là qu’ils me sont proches, enfin confiants, presque abandonnés, ils se reposent enfin, un peu à la manière des enfants. 

J’aime aussi leurs enfants car ils me connaissent mieux même s’ils ne me nomment jamais.

J’aime leurs corps immenses et galactiques même s’ils s’en préoccupent peu, préférant se perdre, ou rester tout à leur affaires extérieures. 
Je n’aime guère leurs lieux de travail d’où ils me chassent au profit de certitudes imbéciles.
J’aime leur terre couverte d’océans, de montagnes, de vallées et de steppes. 
J’aime toutes les créatures qui l’habitent, les rats comme les éléphants. 
Et si vous croyez que je suis une âme errante, vous vous trompez…

Belle lib

3 – Elle – Animal – Carnet de voyage


Libellule égarée dans le ciel malais, elle plane à 10000, surprise par son courage de traverser golfe, mer et océan sans peur ni excitation. Voyager comme accomplir un acte naturel, quotidien et franchir les trous d’air avec la grâce de ses ailes.



8.12.10

libre. Il ou elle. libre. poésie

Elle va partir,
Je me sens désespérée...
Ciao rigolades.

Bons moments finis,
Quotidien difficile
Ennui assuré

Fêtons ce départ!
Rions encore ensemble!
La vie continue!

25.11.10

Ste Catherine


libre -libre - végétal - fragment

A la sainte Catherine, tout prend racine
Alors, en ce jour de gloire
Je vais retourner la terre, touiller le compost, enfouir le fumier
Je vais planter la sauge et le jasmin,
Je vais espérer le printemps

24.11.10

Luxe, calme et volupté

Libre - Libre - Libre - Libre
(Hè, hé !)

Il était une fois, un Maharadjah qui se toqua des falaises de Varkala.
Était-ce celui qui choisit un trône fait avec l’ivoire de vingt-cinq éléphants ou bien son descendant, tout un poème, qui le préféra en cristal de Bohème ?
De cela l’histoire ne parle pas.

Ce Maharadjah-là ordonna qu’on lui érigeât avec diligence, une résidence à sa convenance afin d’y séjourner au beau temps.
Il y donna de grandes fêtes, y invita des
musiciens, s’y enivra de l’air marin.

Mais partout dans le monde, les dirigeants sont de grands enfants. Bientôt notre Maharadjah découvrit un autre merveilleux endroit dont il s’amouracha et Varkala il délaissa.
Le palais, perdant sa raison de vivre, s’assoupit tel une amante délaissée, attendant toute l’année que son Seigneur daigne le visiter.

La Fortune est capricieuse et le pouvoir n’a qu’un temps.

Un jour parmi les jours, le peuple céda à d’autres Sirènes qui lui promettaient un sort plus amène. De nouveaux dirigeants furent choisis et le Maharadjah son trône perdit.

Le palais de Verkala fut réquisitionné, il devint une maison réservée aux nouveaux serviteurs du peuple afin qu’ils y travaillent un peu et s’y reposent beaucoup.
Magnanimes, ils daignèrent sans ambages accepter qu’en leur absence, le palais soit accessible aux voyageurs de passage.

C’est ainsi que nous le connûmes, nous pèlerins du bout du monde et que durant une pincée de nuits, nous dormîmes comme des rois pour presque rien.
Dans une chambre verte et rose, au sol de marbre, aux persiennes en teck, au plafond vertigineux, servis par un hôte exquis au doux nom de Sahju, nous oubliâmes tout.


Vous qui visitez ces contrées mystérieuses, pourquoi ne pas vous laisser tenter par le parfum suranné et le luxe un peu terni de cet ancien palais des mille et une nuits ?

Fine mouche


12 lignes - animal - dialogue - libre



Un aigle pêcheur, pas bêcheur, discute avec un kingfischer.

- Aujourd’hui, j’ai pas la pêche. Mon aiglonne m’aiguillonne.
Elle me menace de filer parce que j’ai plus la gaule.

- C’est pas piqué des vers !

- Elle m’asticote tout le temps. À la maison, je marche sur des œufs.

- Faut pas la laisser pousser le bouchon trop loin !

- Elle veut voler de ses propres ailes, elle est devenue une vraie harpie.

- La laisse pas te plumer quand même. Tu devrais taper sur la table ou bien tu risques de te retrouver le bec dans l’eau.

- T’as raison, Martin, j’en ai assez de faire le canard.

- Sûr ! C’est ce que j’ai dit à la mienne quand elle a commencé à gamberger : Au nid soit qui mal y pense !

Le retour de l’apocalypse vers l’enfer


Libre - Je - Suspense - Humain


De l’eau jusqu’à la poitrine, le M16 à bout de bras au dessus de la tête, mon unité progresse sous l’averse tropicale. On a signalé des Viets dans le coin. Il peut s’en planquer sous chaque paquet de jacinthes d’eau.
Les moustiques nous bouffent la gueule et la sueur nous brûle les yeux.
Nous allons entrer dans la jungle. Il n’y a pas un bruit, les oiseaux se sont tus. Mauvais signe…
Là ! Sur le bras mort, la pirogue !
Ne tirez pas ! C’est une vieille femme qui va chercher son buffle.
Gaffe au serpent !
Une de ces sales bêtes se faufile entre mes rangers. Je l’assomme d’un coup de crosse rageur. C’est comme un signal, des Viets nous canardent, le sergent Ramirez est touché.
Fuckin’ hell ! Appelez l’aviation, vite ! Il faut qu’ils arrosent la côte 328, Ça urge. On doit tenir la position en attendant.

Je crois qu’il faut que j’arrête de regarder la télé, moi. Il me fait un drôle d’effet le bateau vers l’ashram de Amma…

Tou(te)s voiles dehors


7 - Nous/Vous - Humain - Fragment



Nous partons, vous restez.
Nous ne faisions que passer
Arrogants, la nuque fière,
Nous vous laissons à vos prières
Nous fuyons vos chapelles
Le chemin nous appelle
Demain, nous nous faisons la belle

Yes


Libre - Libre - Libre -Libre

Malabar


7 – donner un nom – Libre – écriture 
automatique

(ça commençait bien puis doucement le fragmentaire s’est imposé, les hamsters ont circulé, la tête a pris le dessus)

L’océan – la mer – l’océan – la mer – le gris le vert le tendre le ventre le ventre de la mer les poissons ne se noient pas… l’océan vert, vert de gris… au soleil couchant se violine sans violence, je fainéante devant la côte Malabar sans un chewing-gum sans cigarette, la musique rose pénible qui dit om pani quelque chose, un chien blanc s’aplatit devant un chien blond… les saris rouges, les saris jaunes, les saris ocres trempent dans l’eau verte de la mer d’Oman. Au pays Malabar, je bois une kingfisher… oiseau bleu… étiquette… cet oiseau bleu qui file comme l’éclair… je pousse de grand ô, ho , oh ! chaque fois qu’il m’apparaît… c’est bon comme cette gorgée de bière devant l’Océan Malabar.

Ventilateur






3 – Tu – Humain – Fragment

It’s a small sentence
With a strong fan
Que j’écris là

Prière



7 – Nous ou vous – Humain – Fragment

Vous priez frères humains.
Vos chants à la mère divine résonnent jusqu’au sommet de la tour E
Une musiquette aigrelette se superpose aux invocations
Nos oreilles demandent grâce
Le soleil se couche, nous nous inclinons devant tant de beauté
Enfin le silence accueille le chant des oiseaux
Aigles pêcheurs, ce soir vous êtes mes dieux


Victoire


7 – Je – Animal - Poésie

Le cormoran sur la branche sèche ses ailes
J’ouvre mes bras vers l’horizon
Sur la branche, le cormoran tient sa position
Pendant que mes épaules hurlent à la trêve
Sur la branche, le cormoran replie ses ailes
Douleur traversée, mes bras embrassent le ciel
Je souris au cormoran

Nom de dieux !



1 – Libre – Libre – Libre
Shiva comme ça ! Maintenant Vishnou la paix ! brama le brahmane excédé.

17.11.10

Fin d'automne

libre - végétal - donner un nom - poésie



Les feuilles rouges sont déjà à terre
Les jaunes se cramponnent encore
Le vent souffle sur ma mère
Et je sens qu'elle s'endort.

Je remonte un réveil
A la sonnerie retentissante
Sa douceur de miel
Est encore apaisante.

Debout! nom d'un chien!
Il y a encore l'hiver
Pour vivre bien
Sans penser à hier.


16.11.10

météo

3-libre-libre-poésie



Le soleil brille
Aujourd'hui c'est fête
Mais le ciel pleure

15.11.10

Jibolin for ever!

3-donner un nom-libre- suspence

- Allé! Il te faut l'avaler! Crois-moi, ça te fera le plus grand bien possible. C'est efficace dans tous les cas et avec les symptômes que tu décris, je n'ai aucun doute.Ce sera bon pour toi! Avale!
- Et c'est quoi ton jibolin?


8.11.10

Aventure


Libre – Tu – Libre – Érotique

Tu m’as vue, ton œil a brillé, j’ai su que je te plaisais.
Ton instinct de chasseur est réveillé par mes effluves que tu humes avec délectation.
Imperceptiblement, je me cambre sans te regarder. Tu t’approches jusqu’à me frôler sous prétexte de choisir un livre dans le rayonnage et mon cœur bondit.
Je laisse échapper l’exemplaire que j’ai dans les mains, nous nous baissons ensemble pour le ramasser et en nous relevant, nos regards se croisent, confirmant un accord muet. J’ai la bouche sèche. Je passe la langue sur mes lèvres, ce qui te fait sourire.
Mes seins se gonflent presque douloureusement et viennent pointer comme un défi sous mon chemisier, attirant ton regard. Un frisson de plaisir anticipé remonte depuis mes reins jusqu’à ma nuque.
Sans un mot, ta main vient caresser ma joue et je fonds. Nos lèvres se rencontrent pour un baiser faussement chaste et mes jambes tremblent.
Mon sexe moite palpite dans un appel informulé de désir violent. Il est tel un trou noir dévoreur de matière. Je suis de braise, en éruption.
Lorsque tu prends ma main, je me laisse guider. Tu m’entraînes dans la rue. Un hôtel nous tend les bras. Nos pas s’accélèrent, nous nous retenons pour ne pas courir.
Un client importun occupe l’ascenseur, repoussant de quelques interminables secondes notre accès au 7ème ciel.
Le couloir, la chambre 7, la porte qui se referme derrière nous.
Le lit, trop loin…

Rose



Nombre de lignes : Libre
Pronom : Tu
Point de vue : Libre
Genre : Écriture automatique


Tu es libre tue et libère tu es l’Ibère qui sera rude quand l’homme blanc rentre le bois tu parles tu radotes tu méduses, tu musardes tu muse tu chantes tu odes tu rodes tue Rhode tu érodes tu dérailles tu vas sentir l’ail tu penses et j’essuie tu penses et puis t’oublies tu t’oublies tu m’oublies tu fourmies tu panses et tu m’émeus tu meurs d’une tumeur. Tu vas et tu viens sous les palétuviers.

Hymne

7 - Donner un nom - Libre - Poésie


La terre est belle cette nuit avec ses chapelets de lumière en serpentin
La terre est belle avec sa croix dessinée pour le ciel par une ville d’Anatolie
Bénie soit-elle
Parfois, elle se mouchette d’îlots  scintillants face au nadir
Parfois, elle est noire, toute noire
Et quand elle se grise sous la lune, c’est qu’elle s’est couverte d’eau
La terre est belle cette nuit



Le diable par la queue


 Libre – Tu – Libre – érotique



Tu babilles, tu papillonnes, tu tourbillonnes
Mais quand donc plongeras-tu ?
te cramponneras-tu ?
crieras-tu ?
à tue-tête
à tue-diable
tu rayonneras

Shakespierre



1 – Tu – Minéral – Mode d’emploi

To be stone or not to be stone, t’as qu’à savoir les proportions !

En quête


Libre –Tu – Libre – écriture automatique


Tu es là comme une touriste, tu es là comme une femme qui cherche, tu es là, les rickshaws pétaradent, les balayeuses balaient, les vaches paressent, les hommes cuisinent, les shivas dansent, les bouddhas rigolent, les croix scintillent au néon, les croissants étoilés se balancent dans le ciel, les collines couvertes de théiers pètent d’un vert à vous regonfler un foie fatigué et toi tu es là, tu baguenaudes, tu observes, tu marches, tu manges, ici ou là-bas, tu cherches… la paix.

7.11.10

Jacques.

libre. on. point de vue . masculin



Nous étions plusieurs à être venus. La salle était comble, des sourires sur la majorité des visages. Puis, après un accord de basse bien cogné, on t'a enfin vu avancer vers l'avant de la scène. Cheveux en bataille, main sur le coeur, c'était parti pour deux heures et demi de doux délire. Quel bonheur, quelle pêche, quelle énergie et quelle générosité!!! Rarement, l'envie de vieillir m'envahit, mais quand je vois cet homme si droit, si drôle, si sexy et si amoureux de la vie malgré ses 70 ans, j'ai le souhait de continuer à profiter de la vie, sans trop m'attarder sur les petits tracas quotidiens. Oui, cet homme me file la pêche. Je l'aime vraiment ce grand Jacques! (Higelin pour ceux qui n'auraient pas compris)

30.10.10

Pôvre bête!

Libre - tu - libre - écriture automatique.



Tu lèches le cuir de ce pauvre fauteuil comme un pauvre affamé, un cuir certes chocolat, mais faut pas exagérer quand même! C'est crispant de te voir obsédé et si constant dans cette manie. IL faut avouer que ces derniers temps, tu te montres quand même un peu autiste. Tu me désespères et m'attristes à la fois.C'est pénible à la fin d'avoir un très vieux chienchien avec des TOC.

26.10.10

Bug


7 - Donner un nom – libre – SF



Thenca s’était gourée, ses programmes buggaient… La nuit, elle ne dormait pas, obsédée par la recherche de la combinaison parfaite. Tout d’abord, rajouter une carte Genre fondamentale : érotisme. Comment avait-elle pu oublier ? Côté point de vue, 2 cartes : masculin et féminin ajouteraient des angles intéressants… Contente d’elle Thenca s’endormit enfin en rêvant d’une imprimerie hindoue du côté de Pondichéry où elle pourrait éditer une nouvelle version de son jeu et l’envoyer à ses collaborateurs européens

Indian railways



14 – libre – libre – Fragment
L’enfant a troqué ses pleurs contre quelques rires clairs, sa mère au sari grenat-orange brodé de confettis miroitants, jongle avec deux téléphones portables.
L’enfant surveille mon écran et n’attend qu’une invitation pour fourrer ses doigts sur le clavier.
Je me demande si je supporterais les grosses bagues qu’elle porte aux orteils. La femme habite Hubli et amuse maintenant sa fille en la tripotant dans tous les sens. Ni massage ni caresse ni tapotis mais un subtil mélange des trois qui m’évoque un toucher dont je ne trouve pas le nom.
Ça sent bon, une grand-mère arrive portant un enfant au crâne rasé que j’intrigue énormément.
J’aime cette disponibilité au sourire.
Tiens, un bonze en robe rouge s’agite au fond du wagon, je ne l’avais pas encore remarqué.
Je viens de commander un truc à bouffer, surprise et feu, le suspense reste entier.
Une gare s’annonce, j’en profite pour déplier mes jambes, Alfred roupille sur une couchette upper, le veinard.
A l’entrée en gare une odeur de pourriture et d’ordure monte des rails, qu’est-ce que ça pue maintenant.
Le wagon se vide. Va-t-il se repeupler ?
(cat)