30.10.10

Pôvre bête!

Libre - tu - libre - écriture automatique.



Tu lèches le cuir de ce pauvre fauteuil comme un pauvre affamé, un cuir certes chocolat, mais faut pas exagérer quand même! C'est crispant de te voir obsédé et si constant dans cette manie. IL faut avouer que ces derniers temps, tu te montres quand même un peu autiste. Tu me désespères et m'attristes à la fois.C'est pénible à la fin d'avoir un très vieux chienchien avec des TOC.

26.10.10

Bug


7 - Donner un nom – libre – SF



Thenca s’était gourée, ses programmes buggaient… La nuit, elle ne dormait pas, obsédée par la recherche de la combinaison parfaite. Tout d’abord, rajouter une carte Genre fondamentale : érotisme. Comment avait-elle pu oublier ? Côté point de vue, 2 cartes : masculin et féminin ajouteraient des angles intéressants… Contente d’elle Thenca s’endormit enfin en rêvant d’une imprimerie hindoue du côté de Pondichéry où elle pourrait éditer une nouvelle version de son jeu et l’envoyer à ses collaborateurs européens

Indian railways



14 – libre – libre – Fragment
L’enfant a troqué ses pleurs contre quelques rires clairs, sa mère au sari grenat-orange brodé de confettis miroitants, jongle avec deux téléphones portables.
L’enfant surveille mon écran et n’attend qu’une invitation pour fourrer ses doigts sur le clavier.
Je me demande si je supporterais les grosses bagues qu’elle porte aux orteils. La femme habite Hubli et amuse maintenant sa fille en la tripotant dans tous les sens. Ni massage ni caresse ni tapotis mais un subtil mélange des trois qui m’évoque un toucher dont je ne trouve pas le nom.
Ça sent bon, une grand-mère arrive portant un enfant au crâne rasé que j’intrigue énormément.
J’aime cette disponibilité au sourire.
Tiens, un bonze en robe rouge s’agite au fond du wagon, je ne l’avais pas encore remarqué.
Je viens de commander un truc à bouffer, surprise et feu, le suspense reste entier.
Une gare s’annonce, j’en profite pour déplier mes jambes, Alfred roupille sur une couchette upper, le veinard.
A l’entrée en gare une odeur de pourriture et d’ordure monte des rails, qu’est-ce que ça pue maintenant.
Le wagon se vide. Va-t-il se repeupler ?
(cat)

Philtre


14 – Je – Végétal – Réminiscence



Je me souviens de la première fois où tu as approché tes lèvres, c’était sur un ferry en revenant d’Angleterre, tu avais 16 ans.
Je me souviens quand tu te cachais pour mieux me téter au détour d’un coin perdu, derrière un arbre, cachée du monde.
Je me souviens de ton amour passionné, vainqueur, presque arrogant. Je te suis gré de m’avoir toujours défendu, j’étais fier de t’appartenir.
Je me souviens de la première fois où tu m’as maudit, détesté, rejeté pour mieux me reprendre encore et encore.
Aujourd’hui, tu m’ignores, tu fais la belle sans moi. Parfois je t’envoie des signaux pour que tu te souviennes mais tu résistes sans effort apparent, je ne te reconnais plus. Tu m’affirmes qu’il est possible de m’aimer sans me toucher, m’inhaler, me consumer.
Alors une fois de plus je te crois et te fais confiance puisque tu m’aimes encore. Je reste près de toi, acceptant déjà notre amour sans consommation.
Signé : l’esprit du tabac 

(cat)

Pulsar

7 – Elle – Invisible – SF

Elle est blanche et sans ombre
Elle n’a rien d’une étoile mais tout en elle est star
Quand elle s’appuie sur Arohus, elle rosit de plaisir et se teinte, si l’on peut dire, d’évanescence.
Elle est souffle et sent parfois le jasmin.
Les hommes l’espèrent et croient parfois la posséder.
S’ils savaient sa quête, ils ne chercheraient pas possession mais seulement union
cat

Massif


14 – Nous/Vous – Végétal – Réminiscence



Nous étions serrées les unes contre les autres.
Quand le vent agitait nos pétales, nos sucs se mêlaient dans la légèreté de l’air. Nous étions toutes unies en ces temps-là, rassemblées sur ce petit coin de terre à l’ombre d’un géant philosophe qui chaque automne nous balançait ses glands sur nos corolles, mécontent de notre piètre attention à ses discours de sagesse.
Un jour, vous nous avez balancé un étrange liquide brun qui nous a rendu faibles jusqu’à ne plus pouvoir revenir comme à chaque printemps.
Maintenant, à notre place s’étend un grand ruban noir. Seul le chêne est resté là, personne ne lui prête plus la moindre attention sauf de temps en temps un couple d’amoureux égarés. Nous pensons qu’il nous regrette même s’il nous traitait avec condescendance de frivoles éphémères. De notre côté, nous avons migré vers les marais où la vie continue paisible, loin des hommes et près des moustiques qui sont devenus nos alliés pour quelques générations jusqu’à ce que nous mutions une nouvelle fois et migrons vers des lieux hospitaliers. Nous sommes comme ça, nous !
cat

Pote âgé

Tu - Végétal - Fiction - Libre



Tu vas arrêter de faire des salades ?
T’es d’venu un vrai légume à fumer de l’herbe à longueur de temps.
Ça te fait un sang de navet et tu te prends trop le chou.
À ce rythme-là, tu vas tout droit aux pissenlits par la racine dans un pardessus en sapin.
Si t’essayais plutôt de retrouver tes racines et faire grandir ton arbre de vie ?
Au lieu de végéter, tu pourrais cultiver ton jardin.

Cœur de pierre


Elle - Minéral - 21 - Suspense

Elle rôde, entourée de son gang.
Attend qu’on la paie rubis sur l’ongle
Vingt et une briques, une paille !
Elle en a assez de bouffer des cailloux
On ne va pas lui jeter la pierre
Le client va venir et l’affaire sera jouée
Fini le bagne, le pic, la pioche
Faut dire qu’elle s’est creusée
Pour mettre au point son business
Pour épater la galerie
Jusque là, elle n’avait pas eu de veine
Le destin lui faisait plutôt grise mine

L’émeraude qu’elle a sortie de sa gangue lui brûle la poche
Il ne lui reste plus qu’à la fourguer
Et se tailler au soleil, siroter des eaux minérales importées
Pour soigner son teint.

Trois appels de phare. Il est arrivé
Sa bande est en place
Plus que quelques minutes
“Dame la piedra !”
“Dame la pasta !”

Paysage

Nous/vous - Végétal - 14 - Réminiscence


La plaine verdoyante s’étendait à perte de vue.
Elle était parsemée, çà et là, d’amoncellements de roches polies par le temps.
L’un d’eux formait une calotte minérale sur laquelle les hommes avaient choisi d’ériger des temples enfantins, comme des kaplas de granit.
Un soleil implacable réchauffait les rochers que seuls habitaient des lézards apeurés et des écureuils joueurs.
Au pied de la colline de pierres, la végétation reprenait ses droits.
Bananiers, champs de canne à sucre, cocotiers et autres manguiers produisaient à foison pour nourrir hommes et bêtes.
Les singes régnaient sur les ruines, les vaches sacrées sur les rues.
Les rickshaws avaient remplacé les chars à bœufs.

24.10.10

stand de tir (suite)

7, libre, fiction, les invisibles




Après avoir tiré le diable par la queue, je ne suis retrouvée face à face avec l'Ange.
"Tire la bobinette et la chevillette cherra" m'a-t-il proposé.
Sachant qu'il ne faut pas attendre la soif pour tirer l'eau du puit, la bobinette tirée, j'ai tiré les marrons du feu et bu d'un trait le vin tiré.
L'Ange m'a ensuite conseillé de me tirer une balle , ce que j'ai fait après avoir quand même tiré un coup.

Attention, stand de tir !

libre, je , fiction, libre



C'est décidé, à partir de ce matin exactement, je vais tirer!

Tirer sur tout ce qui bouge, tirer sans réfléchir, mais pas par les cheveux!

Tirée à quatre épingles, sans tirer au flanc mais à tire-larigot, je vais tirer!!

Tirer les cartes de Catherine pour tirebouchonner les mots.

Tirer au sort et peut-être me tirer aussi. Pourquoi pas?

18.10.10

De l'émotion, des mouchoirs …

Merci à celles et ceux qui sont venus nous saluer,
Merci à celles et ceux qui nous ont témoigné leurs encouragements, voire leur envie et leur admiration. Ce départ-ci se fait la tête haute.
L'Inde nous attend, Delhi pour commencer.
Pas un Delhi de fuite, je préfère croire à un Delhi d'initiés.
À Roissy, le téléphone pleure et rit avant de se couper pour longtemps.
Je cherche mes mots pour décrie ce qui m'anime ; entre l'innocence et la confiance,
la naïveté et la foi.
J'implore le discernement, la protection des anges et que la Joie demeure.
Mon corps répond "présent !" encore et toujours et il aspire au repos après les efforts consentis.
je rêve d'un peu de confort sur les sièges d'Air India.
M'occuper de moi, de nous, enfin…

12.10.10

To be or not to bras

Libre - Donner un nom - les invisibles - Poésie




Agataluna
Agatalua
Acatua
Il te manque un bras
T'as la vue d'en-bas
Agataluna
élève-toi
Tu risques quoi ?
Croiser un ange ?
Salue-le bien bas
Même sans bras

11.10.10

Timide ?

1 - libre - végétal - poésie


La belle acanthe rougit face à l'hommage des fourmis

Floriane

14 - Tu - Humain - Poésie



Tu es arrivée devant mes yeux
par delà les cieux, tu es arrivée

posant ta lumière sur mon cœur
au delà du cœur, tu m'as éclairée

Je suis à l'écoute de tant de lueur
Par delà la terre, tu éclaires mon cœur

Je suis à l'écoute de tant de lueur
au delà du réel, tu m'interpelles

Tu es en moi comme en dehors
Par delà mon corps, je te sens en moi

tu es parfois hésitant et désireux
au delà d'être heureux, tu es aimant

tu chantes en moi depuis longtemps
par delà le temps, je te sens bien présent

désobéissance

7 - Je - Humain - Fiction

J'ai une pierre sur le cœur
je suis abyssal minéral
l'abîme du poids pèse
j'aime le poids in fine
et la légèreté qui va avec
alchimie merveilleuse
où la pierre se métamorphose
la fleur est rose et alors ?

10.10.10

Clap 1, Antoine

7 - tu - végétal - suspense



Tout se passe dans un quartier quelconque d'une ville quelconque. Dans un petit appartement 3 pièces meublé IKEA. Sur une petite étagère blanche, une rose discute avec une tulipe:
Rose - Chez pas, mais je comprend pas, il est assis sur le canapé comme d'habitude mais il ne bouge pas.
Tulipe -Ouais mais en même temps, tu te rappelles hier quand il est rentré.
Rose -Oui ils étaient deux et parlaient fort , puis criaient
Tulipe- Puis plus rien
...

Puces dépitées

3 - Animal - Donner un nom - SF




Alfalak entra dans le cercle la queue dressée, les oreilles en avant. Son élection dans la seigneurie Chien-soigneur coulait d'évidence. Quand Chênon rendit hommage, ses puces dépitées l'abandonnèrent. La réunion put commencer…


(sur le papier ça faisait 3 !)

INTRUSION


7 lignes - Je - Invisibles - Suspense

Ce matin, j’ai trouvé ma sœur chez moi avec son copain et ils ne m’ont même pas adressé la parole.Je n’ai pas voulu insister parce que manifestement ils avait un problème grave. En fait, ils chuchotaient, mon beauf tirait une gueule d’enterrement et ma sœur sanglotait.En attendant, je trouve ça un peu cavalier. J’aimerais bien savoir ce qu’ils faisaient chez moi. Surtout que cet après-midi, c’est un vrai défilé de ma famille et mes potes. Et pas un qui me parle. Ils s’embrassent en pleurant, déposent un bouquet. Ce n’est pas qu’ils me dérangent, je me demande juste ce qu’il se passe. Tiens ? C’est quoi ce fourgon noir ?

Antoine

chauve souris

7; Nous ou Vous; Invisibles; Réminiscence



Nous devions monter dans le grenier aménagé en dortoir avant 22h, c'était la règle instaurée par ma grand-mère.
Un soir que mon cousin me racontait un massacre par une sorcière qui mangeait des limaces, une chauve souris commença à couiner et à voleter en se cognant contre le plafond.
Ce fut, je crois, la 1ère grande terreur de ma vie et l'ultime fois où j'ai pissé dans le lit de mon cousin

dessert non compris

1 ; Je ; Végétal ; Recette:



Je suis un coloquinthe à poils ras qui refuse la farce.

9.10.10

ô Marie

Lignes : 3 ; pronom : libre ; genre : poésie ; point de vue : animal



Jacasse la pie
Zinzinule la fauvet’
Les cœurs chantonnent

Instant toulousain

21 - Libre - Libre - Carnet de voyage


L'Autan  balaie le ciel, les portes claquent, les voitures se taisent
la ville est là et je ne la vois pas
j'aime ces moments d'ermitage terrée dans la grotte du moment
repos conciliateur avant marche sur route bien connue
Il est ardu de conserver son âme voyageuse chez soi
dans la ville rose aux architectures centenaires
Quand je suis arrivée tout était neuf, le regard était gourmand
Je me suis habituée, je me suis attachée aux détails
et j'ai fini par croire que je connaissais, que ça n'a plus d'importance
alors l'âme voyageuse se rebelle
elle demande arrachement et émerveillement renouvelés
poser ses yeux, ouvrir son nez, toucher la pierre
entrer quelque part, de préférence un endroit inconnu
et s'offrir un plaisir du goût
Un stratagème sacré pour une pâtisserie orientale près d'Esquirol
je suis suis sur la place et des écureuils landais semblent m'observer
ils sont doux à ma mémoire
loin des tarentules et autres serpents tropicaux
Vous, bêtes qui ont le don de m'effrayer
je n'ai pas envie de penser à vous aujourd'hui

Toulouse, France 

8.10.10

éloge de la paix

3 - Il - Libre - Fragment

Assis sur la grève, il contemple l'agitation.
Les poissons non plus ne veulent pas de cette réforme.
En attendant, la mer gonfle et déverse d'énormes vagues, signe du mécontentement.


Tout Feu Tout Flamme

3 - Je - Fragment - Point de vue libre



J'ai brûlé le papier
Le feu dévore mes mots
Cercle gris de suie

ça joue

14 (lignes) - Tu (pronom obligatoire) - Minéral (point de vue) - Fiction (genre)



Tu es lourd et tu le sais
Sur l'estomac, tu t'installes souvent
Parfois, tu chagrines les reins
tu envahis la vésicule
et tu ne bouges plus
tu me fais mal et tu t'accroches
alors je te débusque, m'offusque
tu deviens mon maître
jusqu'à dislocation
je t'alchimise
bon joueur, tu disparais
cristal minuscule
pouvoir majuscule
tango

Essai cartes-voyages


à partir d'un mini-jeu de cartes (format voyage !), un tirage au sort nous permet de générer des textes à tout instant.

1 - Il -Invisible - mode d’emploi et recette
Il était un ange embrouilleur de mode d’emploi

1 - il - libre - fragment
Il fit sauter ses espadrilles avec la grâce d’une danseuse et l’agilité d’un footballeur

3 - nom - végétal - poésie
Pâquerette écoute les cloches
Carotte est Om
Le sacré rencontre la terre

21 -  Il - Végétal - Carnet de voyage
Il m'a poussé cette nuit
Le jour, il me poursuit
hier, il m'a regardé
reniflé, presque touché
Il ne me connaît pas
il ne sait pas ma sève
ma racine chasseuse de maux
Ses mots sont secs, scientifiques
forme, structure, chlorophylle
il ne sait pas que je le nomme
Candenia Vidolocurus
Une belle insulte par chez nous
Il ignore la loi qui me fait séducteur
grand ensorceleur
Parmi  les miens, ils me nomment
Rospapillonaré
Il ne saura rien de tout ça
je le vois à son regard
C'est simple, il est vide
Il passera son chemin sans comprendre
Plaine de Miocaro, printemps hors temps


(Qui a parlé de longueur de lignes ?)


Petit tirage et instant suspendu



1 ligne - Il - Invisible - mode d’emploi, recette
Il faut des ultra-violets pour bronzer

1 ligne - Il - Libre - Fragment
Il flaira attentivement la pierre angulaire avant de lever la patte pour la compisser parcimonieusement



7 lignes - Il - Fragment - Minéral 
Aujourd’hui, il a perdu une part de lui-même.
Un grain de sable est né de lui, sans que vraiment il le désire.
C’est arrivé d’une rencontre, lorsque la vague l’a projeté contre ce rocher. 
Aujourd’hui, il ressent un manque.
Aujourd’hui, il se sent plus léger, plus proche du néant,
un peu plus usé, un peu plus poli. perdre de sa circonférence
pour accomplir son destin. 
Devenir parfait pour faire des ricochets.