25.11.10

Ste Catherine


libre -libre - végétal - fragment

A la sainte Catherine, tout prend racine
Alors, en ce jour de gloire
Je vais retourner la terre, touiller le compost, enfouir le fumier
Je vais planter la sauge et le jasmin,
Je vais espérer le printemps

24.11.10

Luxe, calme et volupté

Libre - Libre - Libre - Libre
(Hè, hé !)

Il était une fois, un Maharadjah qui se toqua des falaises de Varkala.
Était-ce celui qui choisit un trône fait avec l’ivoire de vingt-cinq éléphants ou bien son descendant, tout un poème, qui le préféra en cristal de Bohème ?
De cela l’histoire ne parle pas.

Ce Maharadjah-là ordonna qu’on lui érigeât avec diligence, une résidence à sa convenance afin d’y séjourner au beau temps.
Il y donna de grandes fêtes, y invita des
musiciens, s’y enivra de l’air marin.

Mais partout dans le monde, les dirigeants sont de grands enfants. Bientôt notre Maharadjah découvrit un autre merveilleux endroit dont il s’amouracha et Varkala il délaissa.
Le palais, perdant sa raison de vivre, s’assoupit tel une amante délaissée, attendant toute l’année que son Seigneur daigne le visiter.

La Fortune est capricieuse et le pouvoir n’a qu’un temps.

Un jour parmi les jours, le peuple céda à d’autres Sirènes qui lui promettaient un sort plus amène. De nouveaux dirigeants furent choisis et le Maharadjah son trône perdit.

Le palais de Verkala fut réquisitionné, il devint une maison réservée aux nouveaux serviteurs du peuple afin qu’ils y travaillent un peu et s’y reposent beaucoup.
Magnanimes, ils daignèrent sans ambages accepter qu’en leur absence, le palais soit accessible aux voyageurs de passage.

C’est ainsi que nous le connûmes, nous pèlerins du bout du monde et que durant une pincée de nuits, nous dormîmes comme des rois pour presque rien.
Dans une chambre verte et rose, au sol de marbre, aux persiennes en teck, au plafond vertigineux, servis par un hôte exquis au doux nom de Sahju, nous oubliâmes tout.


Vous qui visitez ces contrées mystérieuses, pourquoi ne pas vous laisser tenter par le parfum suranné et le luxe un peu terni de cet ancien palais des mille et une nuits ?

Fine mouche


12 lignes - animal - dialogue - libre



Un aigle pêcheur, pas bêcheur, discute avec un kingfischer.

- Aujourd’hui, j’ai pas la pêche. Mon aiglonne m’aiguillonne.
Elle me menace de filer parce que j’ai plus la gaule.

- C’est pas piqué des vers !

- Elle m’asticote tout le temps. À la maison, je marche sur des œufs.

- Faut pas la laisser pousser le bouchon trop loin !

- Elle veut voler de ses propres ailes, elle est devenue une vraie harpie.

- La laisse pas te plumer quand même. Tu devrais taper sur la table ou bien tu risques de te retrouver le bec dans l’eau.

- T’as raison, Martin, j’en ai assez de faire le canard.

- Sûr ! C’est ce que j’ai dit à la mienne quand elle a commencé à gamberger : Au nid soit qui mal y pense !

Le retour de l’apocalypse vers l’enfer


Libre - Je - Suspense - Humain


De l’eau jusqu’à la poitrine, le M16 à bout de bras au dessus de la tête, mon unité progresse sous l’averse tropicale. On a signalé des Viets dans le coin. Il peut s’en planquer sous chaque paquet de jacinthes d’eau.
Les moustiques nous bouffent la gueule et la sueur nous brûle les yeux.
Nous allons entrer dans la jungle. Il n’y a pas un bruit, les oiseaux se sont tus. Mauvais signe…
Là ! Sur le bras mort, la pirogue !
Ne tirez pas ! C’est une vieille femme qui va chercher son buffle.
Gaffe au serpent !
Une de ces sales bêtes se faufile entre mes rangers. Je l’assomme d’un coup de crosse rageur. C’est comme un signal, des Viets nous canardent, le sergent Ramirez est touché.
Fuckin’ hell ! Appelez l’aviation, vite ! Il faut qu’ils arrosent la côte 328, Ça urge. On doit tenir la position en attendant.

Je crois qu’il faut que j’arrête de regarder la télé, moi. Il me fait un drôle d’effet le bateau vers l’ashram de Amma…

Tou(te)s voiles dehors


7 - Nous/Vous - Humain - Fragment



Nous partons, vous restez.
Nous ne faisions que passer
Arrogants, la nuque fière,
Nous vous laissons à vos prières
Nous fuyons vos chapelles
Le chemin nous appelle
Demain, nous nous faisons la belle

Yes


Libre - Libre - Libre -Libre

Malabar


7 – donner un nom – Libre – écriture 
automatique

(ça commençait bien puis doucement le fragmentaire s’est imposé, les hamsters ont circulé, la tête a pris le dessus)

L’océan – la mer – l’océan – la mer – le gris le vert le tendre le ventre le ventre de la mer les poissons ne se noient pas… l’océan vert, vert de gris… au soleil couchant se violine sans violence, je fainéante devant la côte Malabar sans un chewing-gum sans cigarette, la musique rose pénible qui dit om pani quelque chose, un chien blanc s’aplatit devant un chien blond… les saris rouges, les saris jaunes, les saris ocres trempent dans l’eau verte de la mer d’Oman. Au pays Malabar, je bois une kingfisher… oiseau bleu… étiquette… cet oiseau bleu qui file comme l’éclair… je pousse de grand ô, ho , oh ! chaque fois qu’il m’apparaît… c’est bon comme cette gorgée de bière devant l’Océan Malabar.

Ventilateur






3 – Tu – Humain – Fragment

It’s a small sentence
With a strong fan
Que j’écris là

Prière



7 – Nous ou vous – Humain – Fragment

Vous priez frères humains.
Vos chants à la mère divine résonnent jusqu’au sommet de la tour E
Une musiquette aigrelette se superpose aux invocations
Nos oreilles demandent grâce
Le soleil se couche, nous nous inclinons devant tant de beauté
Enfin le silence accueille le chant des oiseaux
Aigles pêcheurs, ce soir vous êtes mes dieux


Victoire


7 – Je – Animal - Poésie

Le cormoran sur la branche sèche ses ailes
J’ouvre mes bras vers l’horizon
Sur la branche, le cormoran tient sa position
Pendant que mes épaules hurlent à la trêve
Sur la branche, le cormoran replie ses ailes
Douleur traversée, mes bras embrassent le ciel
Je souris au cormoran

Nom de dieux !



1 – Libre – Libre – Libre
Shiva comme ça ! Maintenant Vishnou la paix ! brama le brahmane excédé.

17.11.10

Fin d'automne

libre - végétal - donner un nom - poésie



Les feuilles rouges sont déjà à terre
Les jaunes se cramponnent encore
Le vent souffle sur ma mère
Et je sens qu'elle s'endort.

Je remonte un réveil
A la sonnerie retentissante
Sa douceur de miel
Est encore apaisante.

Debout! nom d'un chien!
Il y a encore l'hiver
Pour vivre bien
Sans penser à hier.


16.11.10

météo

3-libre-libre-poésie



Le soleil brille
Aujourd'hui c'est fête
Mais le ciel pleure

15.11.10

Jibolin for ever!

3-donner un nom-libre- suspence

- Allé! Il te faut l'avaler! Crois-moi, ça te fera le plus grand bien possible. C'est efficace dans tous les cas et avec les symptômes que tu décris, je n'ai aucun doute.Ce sera bon pour toi! Avale!
- Et c'est quoi ton jibolin?


8.11.10

Aventure


Libre – Tu – Libre – Érotique

Tu m’as vue, ton œil a brillé, j’ai su que je te plaisais.
Ton instinct de chasseur est réveillé par mes effluves que tu humes avec délectation.
Imperceptiblement, je me cambre sans te regarder. Tu t’approches jusqu’à me frôler sous prétexte de choisir un livre dans le rayonnage et mon cœur bondit.
Je laisse échapper l’exemplaire que j’ai dans les mains, nous nous baissons ensemble pour le ramasser et en nous relevant, nos regards se croisent, confirmant un accord muet. J’ai la bouche sèche. Je passe la langue sur mes lèvres, ce qui te fait sourire.
Mes seins se gonflent presque douloureusement et viennent pointer comme un défi sous mon chemisier, attirant ton regard. Un frisson de plaisir anticipé remonte depuis mes reins jusqu’à ma nuque.
Sans un mot, ta main vient caresser ma joue et je fonds. Nos lèvres se rencontrent pour un baiser faussement chaste et mes jambes tremblent.
Mon sexe moite palpite dans un appel informulé de désir violent. Il est tel un trou noir dévoreur de matière. Je suis de braise, en éruption.
Lorsque tu prends ma main, je me laisse guider. Tu m’entraînes dans la rue. Un hôtel nous tend les bras. Nos pas s’accélèrent, nous nous retenons pour ne pas courir.
Un client importun occupe l’ascenseur, repoussant de quelques interminables secondes notre accès au 7ème ciel.
Le couloir, la chambre 7, la porte qui se referme derrière nous.
Le lit, trop loin…

Rose



Nombre de lignes : Libre
Pronom : Tu
Point de vue : Libre
Genre : Écriture automatique


Tu es libre tue et libère tu es l’Ibère qui sera rude quand l’homme blanc rentre le bois tu parles tu radotes tu méduses, tu musardes tu muse tu chantes tu odes tu rodes tue Rhode tu érodes tu dérailles tu vas sentir l’ail tu penses et j’essuie tu penses et puis t’oublies tu t’oublies tu m’oublies tu fourmies tu panses et tu m’émeus tu meurs d’une tumeur. Tu vas et tu viens sous les palétuviers.

Hymne

7 - Donner un nom - Libre - Poésie


La terre est belle cette nuit avec ses chapelets de lumière en serpentin
La terre est belle avec sa croix dessinée pour le ciel par une ville d’Anatolie
Bénie soit-elle
Parfois, elle se mouchette d’îlots  scintillants face au nadir
Parfois, elle est noire, toute noire
Et quand elle se grise sous la lune, c’est qu’elle s’est couverte d’eau
La terre est belle cette nuit



Le diable par la queue


 Libre – Tu – Libre – érotique



Tu babilles, tu papillonnes, tu tourbillonnes
Mais quand donc plongeras-tu ?
te cramponneras-tu ?
crieras-tu ?
à tue-tête
à tue-diable
tu rayonneras

Shakespierre



1 – Tu – Minéral – Mode d’emploi

To be stone or not to be stone, t’as qu’à savoir les proportions !

En quête


Libre –Tu – Libre – écriture automatique


Tu es là comme une touriste, tu es là comme une femme qui cherche, tu es là, les rickshaws pétaradent, les balayeuses balaient, les vaches paressent, les hommes cuisinent, les shivas dansent, les bouddhas rigolent, les croix scintillent au néon, les croissants étoilés se balancent dans le ciel, les collines couvertes de théiers pètent d’un vert à vous regonfler un foie fatigué et toi tu es là, tu baguenaudes, tu observes, tu marches, tu manges, ici ou là-bas, tu cherches… la paix.

7.11.10

Jacques.

libre. on. point de vue . masculin



Nous étions plusieurs à être venus. La salle était comble, des sourires sur la majorité des visages. Puis, après un accord de basse bien cogné, on t'a enfin vu avancer vers l'avant de la scène. Cheveux en bataille, main sur le coeur, c'était parti pour deux heures et demi de doux délire. Quel bonheur, quelle pêche, quelle énergie et quelle générosité!!! Rarement, l'envie de vieillir m'envahit, mais quand je vois cet homme si droit, si drôle, si sexy et si amoureux de la vie malgré ses 70 ans, j'ai le souhait de continuer à profiter de la vie, sans trop m'attarder sur les petits tracas quotidiens. Oui, cet homme me file la pêche. Je l'aime vraiment ce grand Jacques! (Higelin pour ceux qui n'auraient pas compris)