29.12.13

Belles fêtes


Œuvrons sur la coquille, traquons l'erreur… pour mieux la repérer et savoir l'éliminer
Creusons les sillons, recherchons la justesse pour trouver les mots qui jouent, les phrases qui coulent, les textes qui naissent et se développent…
Bâtissons notre vie avec le même amour
Et tamponnons-nous le coquillard sans s'en battre l'œil
Bonne année 2014 aux coquillards, aux futurs coquillards et à tous les passagers du blog
Que vive la coquille, prospérité à ses ateliers

18.12.13

La complainte du soignant



Petit exercice : détourner une chanson.

L'occasion était belle, un ami infirmier fêtait ses 40 ans, 
nous ne pouvions y être alors nous avons concocté ce petit cadeau électronique.

Un hymne que nous dédions à tous les soignants en mal de reconnaissance et d'amour.
Nous on vous aime

Autre titre possible pour une autre reprise, si l'exercice vous tente… envoyez les textes, ça fait toujours plaisir

Ma liberté de pioncer…
Les déclinaisons sont vastes

Ma liberté de panser

Deux fois par jour j’prends ma sacoche et mon carnet
Ma trousse d’aiguilles, mon sparadrap et mes compresses stérilisées
Avec mes feuilles de soins d’hier je vais pouvoir me faire payer
Les prises de sang chez les grand-mères
Les toilettes, les soins infirmiers 

Mais je suis de plus en plus vert
D’avoir les clients sur le râble
Qui arrêtent pas de me faire chier
J’essaie bien de rester aimable mais vous n’aurez pas
Ma liberté de panser.

J’suis l’infirmier, pas le larbin ou la bonne sœur
J’veux du respect, qu’on reconnaisse ma valeur 
Et je veux qu’on me laisse faire, sinon les gants j’les mettrai pas 
Pour claquer l’museau des rombières
Et des blaireaux autour de moi
Qui m’ont tous pris pour l'Abbé Pierre, 

J’me sens au bout de ma patience
Quand j’aimerais tant m’élever 
Je plaiderai toujours l’innocence et vous n’aurez pas
Ma liberté de panser
Ma liberté de panser.

Breack

Je veux des rapports équitables
Ça fait un bail que j’cours après 
Baisser mon froc c’est plus faisable, non vous n’aurez pas
Ma liberté de panser.

J’suis pas à vendre, sans déconner
Et si parfois ça me démange
De tout envoyer balader
J’me dis que la vie est étrange
Que je changerais bien d’métier 
Et pourtant il n’y a rien à faire
Vous pouvez bien me critiquer 
Moi mon boulot j’en suis fier

Il pourrait même être agréable
Et ça s’rait pas bien compliqué
Mais y’a un truc pas négociable, c’est qu’vous n’aurez pas 
Non vous n’aurez pas
Ma liberté de panser
Ma liberté de panser.

Nos hommages à Florent Pagny
On a le fichier son, enregistrer en duo, sur demande, redoutable…

9.12.13

Bastingage



Quitter le noir, abandonner le bateau, fuir le sombre et rester sur la grève. Faire la grève, comme les mineurs, les démineurs, jouer sa partition mezzo pianissimo. Rester là, sauter dans l’eau, courir vers lui et les laisser dire. 
Elle s’encanaille, se dépoitraille, les tropiques la piquent au sang, ils avaient chuinté, déquillé, hurlé aux loups. Elle avait feulé, lovée contre son ventre. Ils avaient brandi morale et croix, elle avait sorti les griffes. Ils l’avaient dézinguée sur cinq colonnes, elle avait traversé l'île nue. Ils avaient joué l'hallali, elle avait bu jusqu’à la lie.
Un jour, elle avait consenti, un jour, ils l’ont crue vaincue.
Il n’aura aucun regard, confie-t-elle à l’eau, il se croit geôlier, il me croit rendue, perdue, foutue. Foutaise. L’eau est là, sombre miroir à peine perceptible dans le brouillard du soir. Pendant 40 jours, la pluie, le vent ont tout dévasté, ils ont lavé la terre, emporté les abris, tué ses chevaux. Alors, il est parti, gueulant sa peine aux étoiles, la laissant seule au milieu d’eux. Elle aurait pu courir derrière lui, elle pourrait sauter et nager. Elle pourrait refuser de rentrer, elle pourrait rappeler son bannissement, elle pourrait exhiber sa fleur de lys, sa marque infâme. Elle pourrait se venger à nouveau, refuser la trahison, poursuivre le frisson. 
L’eau est plate, dormante sous la lune pendant que le vent fait vacance. Elle revoit le port de Stilton le jour de son départ il y a 7 ans. Soirs jumeaux, elle se sent vide. Ni vouloir, ni refuser mais il n’aura aucun regard. Il est là derrière elle, elle le sent, le vomit, l’oublie. Les amarres viennent d’être levées, l’eau clapote, elle sursaute. Retrouver du sang, de la hargne mais rien ne vient, l’eau ondule, nul désir. 

Quand l’île aura disparu, elle lèvera les yeux et cherchera sa bonne étoile. Lui, il n’aura aucun regard, plus tard quand ils auront rejoint la terre par mégarde, elle s’enfuira. Elle l’imagine hagard sur le quai d’une gare… 

6.12.13

Ordinaire


Casser les règles, s'énerver, 
calme, envolée, suite liste, France-Inter, météo, 
saut quantique, soleil, Mandela, demande, aide, 
un suédois me répond ce matin, communauté, vivre, 
amour, paix, demain, autre jour, stop

1.12.13

Les mots clé, la clé des mots

Merci Trumble (un autre réseau social bien créatif

Tentative liste aléatoire - comme ça vient - go - Kennedy - qui le dit ? - verbe - commencement - jument - lutin - rose - gouvernement - mensonge - songe - profond - lion - 
ça me appelle un jeu d'enfant - encens - parfum - président - perceuse - meneuse - meneur - pleurer - rire - se réjouir - jouir - film - documentaire - commentaire - 
Amstrong - belette - Afrique - big brother - New -York - bleuet - bien-être - harmonie - détente - moi - décembre - Noël - you - and - me - pain - mystère - littérature - confiture - encablure - 
bon je continuerai demain, maintenant Néron le cochon a faim - 
Tout ça pour passer la barre des 40000 visiteurs aujourd'hui - 5,4,3,2,1, partez… venez

24.11.13

Soir d'automne




C'était un soir d'automne, de fin d'automne. La nuit tombée, le froid se faisait vif, porté par un petit vent du nord qui pinçait le nez et les oreilles rien que le temps d'aller chercher trois bûches pour veiller à la flamme près de la cheminée. Les volets étaient clos, gardant un peu de la maigre chaleur pour Maurice regardait pensivement les flammes qui dansaient devant ses yeux, les mains croisées entre ses genoux, savourant le dernier carré de chocolat noir qui avait clos son repas. Sa casquette, qui ne le quittait que rarement, était relevée sur son front, signe que la journée de travail était terminée. Germaine après avoir lavé les quelques ustensiles du repas s'était assise à coté de Maurice sur ce vieux banc de bois qui faisait face au foyer.
Chaque année, dès l'arrivée des mauvais jours, ils faisaient de cet instant partagé en silence un passage obligé, sorte de rituel avant de se coucher. Comme s'ils déroulaient le film de la journée écoulée, ses faits marquants puis les tâches du lendemain, tout cela sans échanger la moindre parole, sans bouger un cil, quelquefois simplement décroiser les mains puis les recroiser, perdus dans leurs pensées. Seul le regain d'éclairage du à quelques flammèches donnait un peu de vie à leurs visages.
Maurice sembla soudain sortir de sa torpeur. Au travers du crépitement du feu, son ouïe fine avait saisi un bruit inhabituel. Fronçant ses épais sourcils et redressant sa tête, il concentra son attention, attirant ainsi celle de Germaine qui ne comprenait pas ce qui se passait. Il faut dire que Germaine, avec l'âge, commençait à perdre de son acuité auditive.

Maurice posa ses deux mains sur ses cuisses comme pour se relever quand il entendit à nouveau le même bruit, ténu mais chuintant comme le frottement d'une bête qui se gratte contre un mur. Il allait se décider à se lever lorsque deux coups secs mais puissants furent frappés à la porte.
Germaine regarda Maurice de ses grands yeux étonnés avec une lueur de crainte. Qui pouvait frapper à cette heure, à cette saison ? Il y avait bien longtemps que personne ne leur avait rendu visite le soir. Quelques voisins, quelques dimanches de temps à autre, à l'époque des champignons ou aux premiers jours du printemps quand il fait bon humer l'air frais et prendre la lumière, mais à cette saison, jamais de visite. Deux coups secs et puissants résonnèrent à nouveau. Maurice ne bougea pas, Germaine se rapprocha de lui, intriguée, un peu inquiète et posa sa main sur son épaule. Machinalement, le regard de Maurice fit le tour de la pièce et se posa sur son fusil de chasse au dessus de la porte de la chambre. Il se rappela immédiatement que sa cartouchière n'était pas avec le fusil mais accrochée avec sa besace dans le placard du vestibule, ce qui compliquait un éventuel recours à ce moyen de défense.
A nouveau deux coups, plus serrés sembla-t-il à Maurice. Il se décida : d'une voix claire et forte, il demanda : « Qui est là ? ».
Un temps qui sembla une éternité à Germaine s'écoula.
Maurice repris plus fort : « Qui est-ce ? ».
Aucune réponse, aucun bruit. Maurice tendit à nouveau l'oreille : il lui avait semblé entendre le même frottement que tout à l'heure, celui qui avait attiré son attention. Il se décida, se leva et s'approcha le plus doucement et discrètement qu'il put de la porte d'entrée, attentif et concentré pour tâcher de percevoir quelque parole, bruit ou respiration qui le rassurerait. Mais rien.
Il lui sembla cependant que quelque chose n'était pas normal dans cette entrée. Tout à coup il compris : il faisait doux, presque chaud ! En ayant quitté la cheminée, il n'avait pas tout de suite prêté attention mais maintenant, il s'en rendait parfaitement compte : il faisait chaud dans l'entrée alors que d'habitude, dans ces conditions, c'était un des endroits les plus froids de la maison.
Délicatement il posa sa main sur la porte d'entrée en chêne massif : elle était chaude, d'une douce chaleur, mais bien chaude. Il toucha la poignée en prenant garde de ne pas la manœuvrer : elle aussi était chaude, plus chaude encore que la porte mais Maurice pensa que c'était du au métal.
Écoutant à nouveau très attentivement, il n'entendit aucun bruit à l'extérieur. Très intrigué, il alla chercher Germaine qui était restée quasi prostrée près de la cheminée. Il lui murmura à l'oreille ce qu'il avait ressenti. Germaine s'approcha à son tour et sentit elle aussi la douce chaleur. Ils se regardèrent, s'interrogèrent mutuellement du regard sans apporter de réponse, trahissant plus une incompréhension qu'une inquiétude.

Maurice se décida, il alla décrocher son fusil, récupéra sa cartouchière, glissa une cartouche de petits plombs et une de chevrotine dans les canons et enclencha l'arme. Il alluma la lumière extérieure.Aucun bruit. Il attendit un peu, l'oreille aux aguets. Toujours rien. Il fit signe à Germaine de lui ouvrir la porte, lui, braquant son fusil, paré à toute éventualité.
Germaine ouvrit doucement la porte. Rien. Personne. Elle ouvrit plus grand, Maurice s'avança, prudemment : rien, ni devant,  ni à droite, ni à gauche. La lumière qui éclairait la cour de gravier de calcaire blanc crémeux ne révéla aucune présence. Le vent du nord était vif. Une demi-lune se dévoila au passage d'un nuage poussé par le vent. Rien.
Maurice se détendit un peu, relâcha ses épaules, abaissa son fusil. Il se demanda s'il n'avait pas rêvé, si son imagination ne lui avait pas joué un tour. Il scruta à nouveau l'obscurité au delà de la zone d'éclairage, devant, à droite, à gauche. Rien. Personne.
Il s'apprêtait à rentrer quand il repensa à la chaleur de la porte. Il se baissa et posa sa main sur l'unique marche du perron : elle était chaude,sans plus, mais chaude, au moins autant que la porte.Il rentra, ferma la porte, éteignit la lumière extérieure et attendit un instant. Rien. A peine entendait-il le bruit du vent. Il posa sa main sur la porte : elle s'était manifestement refroidie.
Il accrocha son fusil, après avoir soigneusement enlevé les cartouches mais laissa la cartouchière à coté. Il vint se rasseoir sur le banc où Germaine l'avait précédé. Ils restèrent pensifs, n'arrivant pas à mettre une explication logique sur ce qu'ils venaient de vivre.
Maurice rompit le silence le premier :
« On n'a quand même pas rêvé, que Diable ! »
Germaine, qui regardait les braises, se retourna lentement vers lui, les yeux grands ouverts d'étonnement et d'incrédulité.

Claude Thuau
14/11/2013





23.11.13

coquillardise




Un samedi soir sur Terre

J'ai plus personne à qui dire merde

j'ai plus personne à trop aimer
j'ai plus personne à qui sourire
j'ai plus personne à pardonner
J'ai plus personne à engueuler
j'ai plus personne à qui redire
que sa personne est trop alliée.
J'ai plus personne j'peux disparaître
plus personne  avec qui maudire
ou embellir d'autres personnes.
J'ai plus personne dans mon mal être
j'ai plus personne pour mes chagrins
J'ai plus personne là, dans ma tête. 
Enfin, on y est bien quelques uns,
sinon qui sont ces personnes 
avec qui je bois, jusqu'au matin?

Solenn

18.11.13

Cette table



12 lignes - Libre - Objet - Fragment

La table à tout faire étouffait. Abandonnée de tous, elle gisait sur le trottoir.
Parfaite comme présentoir, elle s'était longtemps laissée caresser pour des mains avides de soie et de cotonnade qui entre deux essayages, s'appuyaient sur elle pour balancer leur choix.
Choyée comme une cocotte par une octogénaire, elle s'était habituée au lustrage à la cire d'abeille, à ses regards perdus sur ces veines brunes. Elle jouait avec les pensées en ritournelle de la vieille. Elle lui indiquait les nœuds de son bois qui la guidaient pour sortir de ses amours mortes puis elle l'amenait vers une veine claire et la vieille retrouvait le sourire. Un jour, tout s'est arrêté, silence, immobilité, tranquillité jusqu'au moment du grand fracas…
Mais quel est ce jeune couple qui la regarde tendrement ? Alors elle craque un peu, histoire de leur indiquer son assentiment. Chic, les voilà espiègles, préparant déjà un doux déplacement.


11.11.13

Armistice


Armistice, baisser les armes, se réconcilier, marcher vers la paix
Signer l'accord, se protéger, s'assembler
Rejoindre la communauté
J'ai cédé, Sacd
Here I am
Yes


6.11.13

Promenade Huï




Du haut de mon gascon pointu
Je pointe le sol l’air abuttu
Cette herbe au sommet incongru
Que fait-elle dans ce coin perdu ?

Au sol détrempé par la pluie
Elle s’y accroche sans bruit
Belle sous ses pompons bleu de nuit
La cueillir fraîche non je m’enfuis

1.11.13

Petits fragments sur l'écriture




L’écriture n’est pas automatique. L’écriture est revolver, elle vise la ciblle. Elle est parfois tranchante comme une sabre, effilée comme un poignard. Comme une lame noire sur une page blanche.

On peut prendre l’écriture comme on prend les armes, pour défendre une cause, ses idées, sa liberté. On peut entrer en écriture comme on entre dans les ordres et devenir copiste, autiste, paralysé.

Le texte est un autoportrait, en clair ou en codé. déclamé, murmuré, slamé ou récité, il parle de son auteur, quel qu’en soit le niveau. Il dévoile ou trahit, affiche ou bien suggère.

Dis-moi pourquoi t’écris ? Dis-moi pourquoi ces cris ?
Dis-moi pourquoi je crie ? Sur qui ?

L’écrit n’est jamais acquis, il reste insaisissable, fuyant et capricieux. L’écrit doit être lu, relu. L’écrit relie, relit.

J’écris et tu médites, c’est un rêve absolu. J’écris et tu réfléchis, tu me renvoies une image. L’écriture me fait miroiter l’immortalité.

L’écriture est sacrée et demande des sacrifices. L’écriture est passion et se fait crucifier par ceux qui ne croient pas en elle.

Écrire dans les étoiles, devenir une star, tremper une plume d’ange dans l’encre de la nuit. 

Écrire comme un dieu, foudroyer par sa plume, féconder par les mots des mortels consentants. Écrire un nouveau monde, le coloniser, le peupler, le détruire et puis recommencer.

L’écriture donne la vie, l’écriture ravit.

La lettre crée l’univers, elle est information et si je la choisis, elle devient communion.


31.10.13

Fâcherie



13 mots - Votre prénom - Végétal - Théâtre

- Hé cat calme ! Es-tu une herbe folle perdue dans la forêt Internet ?

Devinez mon humeur ce matin

30.10.13

Mode d'emploi de l'Éclosoir à histoire




21 lignes - Nom de marque - Lieu - Mode d’emploi

  • Quand l’Éclosoir à histoire se repose sur une étagère depuis plus de 3 jours, il est temps de le reprendre en main
  • Vous pouvez vous en servir seul, en groupe, avec des amis, des consultants, en cours, en coaching…
  • Prenez l’Éclosoir à histoire et sortez-le de sa boite
  • Séparez les quatre familles en quatre tas que vous posez sur la table
  • Mélangez chaque famille et tirez une carte par famille
  • L’Éclosoir à histoire est maintenant prêt à vous sauter aux yeux
  • Retournez les 4 cartes posées devant vous en commençant par la carte Nombre de lignes puis la carte Nom - Pronom, puis celle du Point de vue - Angle - Perspective, achevez le tirage par la carte Genre
  • Découvrez le germe de l’histoire à inventer en ce jour ou cette nuit en assemblant, en laissant s’entrechoquer les 4 consignes à suivre (ou à oublier !)
  • Empoignez votre stylo et laissez écrire
  • Vous pouvez aussi laisser décanter, vaquer à vos occupations et laissez monter, ya toujours quelque chose à écrire ou à raconter en se laissant faire par les consignes
  • L’Éclosoir à histoire a d’autres surprises pour vous, son mode d’emploi est à la fois simple et multiple. Pour en savoir plus ou vous procurer un prototype en goguette cliquez ici.
  • L’Éclosoir à histoire est en ce moment en cours d’appréciation chez un éditeur mais toute proposition de collaboration est la bienvenue.


29.10.13

Sobre déesse




3 mots - Elle - Déesse - Historique
Elle est nous

Parfois la concision bride alors je pars à la recherche d'un petit rien qui évoquerait un grand tout. L'essentiel n'étant pas le résultat mais l'expérience.
C'est le genre de tirage qui me soulage : 3 mots, c'est rien, oui mais comment dire un tout en trois mots ?
Alors ce matin, je salue Hélénou, big bisou.
Pour en savoir plus sur l'écriture minimaliste suivez le lien. Fabula ne manque pas de mots.
minimalisme et écriture

27.10.13

Dialogue arboricole



Libre - Autres pronoms - végétal - fantastique

- Aucun ne survivra
- Celui là t’as taillé quand les araignées t’ont attaqué
- Aucun ne survivra Ob, cela ne vaut pas
- Cela vaut puisque les miens en ont décidé ainsi
- Lequel choisis-tu en premier ?
- Le petit joufflu puis la petite poule et enfin les deux idiots, ainsi tout sera réglé
- Le pire est devant nous
- Si ça te plaît de croire ainsi
- Ob, non

3 mn, montre en main, je sens bien qu'il y a une suite mais le flot s'est arrêté et comme j'ai la carte libre, je laisse en désirance et déshérence.

26.10.13

Les Échos de Cintegabelle




6 lignes - Elle - Féminin - Journalistique


"Lagardère ne veut plus d'Elle !" Titre aujourd'hui Libération. C'est en effet par une déclaration lapidaire de 6 lignes que la direction du groupe Lagardère a fait ce matin l'annonce d'un plan social concernant l'un des fleurons de ses magazines féminins, je veux parler de "Elle". La nouvelle a été accueillie avec consternation tant pour son fond que pour sa forme. "Ils veulent qu'on se tire d'Elle mais nous ne refuserons pas le duel et s'il le faut nous irons à Lagardère" commentait amèrement une secrétaire de rédaction



Tirage post café




6 lignes - Elle - Féminin - Journalistique


Elle fait le pied de grue sur le trottoir, elle tourne sur les pavés pour trouver les courants ascendants. Elle pourrait presque s’envoler direction le sud mais elle l’a appris hier, ses compagnes sont immobilisées au nord. Alors elle frappe le sol, trompette contre la solitude, elle n’est pas faite pour ça. Elle, c’est une fille d’escouade, une fille dans la panade… Pour connaître la suite de cet extrait,  venez ce week-end au théâtre des Têtes de Bois,  découvrir le monologue d’Odile Bi dans “Les grues sont passées ce matin”.

Allez, 8 mn et ça fait 6 sur mon ordi, le calibrage blog fait défaut.
J'attends des renforts de l'équipe toulousaine

25.10.13

Actualités



J'ai dégoté autres 2 pousses à écrire bien plus hard qu'un tirage quotidien avec l'Éclosoir à histoire (des prototypes en goguette sont disponibles sur commande ici)
Tous les goûts étant dans la nature et comme je suis gourmande, voici mes 3 suggestions automnales pour damnés-amoureux de l'écriture.

• Le pousse à écrire façon bulldozer :
Le NaNoWriMo de novembre. Le but est d'écrire un roman de 50 000  mots (en référence au Meilleur des mondes, d'Aldous Huxley) en 1 mois pile. Rejoignez
le site francais ici. L'idée nous vient du siècle dernier depuis la baie de San-Francisco.
Je zappe la consigne pour cette année, j'ai trop de chaudrons à faire bouillir en ce moment mais quoi de mieux pour se secouer le clavier en cas d'automne vacant et morne.

• Le pousse à écrire version diesel :
les 750 mots par jour, un chiffre comme un autre. Après tout rien n'empêche de fixer votre tare comme ça vous convient. Rappel des règles ici, bon c'est anglais mais c'est simple à comprendre.
J'ai revu le chiffre à 707 mots par jour parce que ça me va. restons libre d'adapter nos règles à nous et puis les règles sont là pour être connues, comprises puis dépassées et pour ça rien ne vaut l'exercie au quotidien. c'est un grand pousse à l'écriture connu et reconnu, jamais démodé.
Yen a qui préfère se fixer un temps mais moi je dis :
Le temps c'est stressant, la quantité c'est appétant.
À vous de choisir

• Le pousse à l'écriture version ludique
Un tirage quotidien avec  l'Éclosoir à histoire.
Tiens, je vais m'en faire un :

14 lignes - Prénom - 1 des 5 sens - Politique

Jean avait l'ouïe fine, au Parlement on le surnommait Grandes Zoreilles et tous avaient fini par croire qu'il était originaire des Antilles. Mais si Jean avait l'ouie fine, il avait la langue dans sa poche, un vrai taiseux qui laissait en permanence planer le mystère. Les journalistes y laissaient leur salive et devait se contenter de maigres communiqués distribués avec parcimonie. Jamais un commentaire, juste une écoute des questions affamées qui finissaient par mourir de fin. À part ses grandes oreilles que tous croyaient voir bouger quand les débats tournaient en fureur, Jean ne sourcillait jamais. On ne pouvait pas dire que son regard était fixe ou vide, non, il se posait soit trop loin soit il restait totalement rentré, comme tendrement installé au fond de ses orbites. Ses collègues de parti avaient renoncé à l'interroger et se contenter de lire et relire ses rapports volumineux et précieux, ses opposants finissaient par se sentir ridicules à l'invectiver sans qu'aucune réaction n'apparaisse.
Jean Zoreilles aimait son silence, c'est tout ce qui lui restait de son enfance quand il se passionnait pour les histoires de Jean sans terre alors il s'était enterré lui-même et il y avait pris goût. Maintenant il rigolait sous cape d'être tant pris pour un être extraordinaire. lui il se voyait comme un doux rêveur trop vite devenu adulte qui s'était laissé embarquer dans une histoire absurde.

(j'ai mis 20 mn pour laisser monter ça aujourd'hui)
Bien le bonjour

17.10.13

Ça Jazz à Orthez

retrouver le programme


Un atelier d’écriture Jazz, Orthez octobre 2013, lycée pro
Nous avons tous une place dans l’atelier. Votre professeur et moi, même si je suis la chef d’atelier, sommes au même niveau que vous et nous écrirons itou. Nous tous, ce matin, nous allons jazzer la langue. Tenter d’improviser avec nos mots, nos phrases, nos images écrites. 
Ce qui fait le jazz, c’est :
Improvisation - son - rythme
Chacun joue ses notes avec son instrument, ce matin nous serons tous un auteur de mots qui passent, un instrument à mots, nos outils seront un stylo et des feuilles de papiers, notre matière les mots qui passent et à la fin, on mettra tout ça en big Band. 
Le jazz c’est une somme d’individualités et une recherche l’harmonie
Si les mots vous viennent en anglais, en béarnais ou en javanais, attrapez-les aussi. Tout peut faire jazz.
Considérer les mots comme des sons pas comme des trucs qui veulent dire quelque chose
Tout dépendra de votre swing ce matin

Chauffe 

Inscrit ta note pour ce matin dans l’air
Écris-toi des mots tout doux tout jazz juste pour toi, là maintenant 

Première écriture papier - première impro
Le jazz te dis : vas-y scate tes mots,  
répond-lui sans réfléchir, improvise ta réponse, tous les textes commenceront par yes (3mn) façon écriture automatique, ça va allez vite

Visualiser un personnage
Un jeune un vieux, un blanc, un noir
Donnez-lui un instrument piano, batterie, trompette, harmonica, saxo, guitare
de 1910 à 2013, le jazz est là. 
Donnez-lui une place dans l’univers du jazzman et woman : 
il a l’habitude de jouer : en duo, trio, quartet, quintet, big band, orchestre, en solo

C’est bon, vous le tenez ? 
Choisissez son ambiance du moment (issu des grands thèmes que jazz)
Je les lis 3 fois, notez au cours d’une des lectures le thème choisi
Se réjouir de la nature et de la vie
Tomber amoureux
Souffrir par amour
Le travail, sa propre condition
La pauvreté
Se moquer des riches
Aider l’autre
La vengeance
La solitude
Chercher un sens à sa vie

Vous avez votre fiche personnage
Maintenant vous allez le balancer en scène
Tous les textes commenceront par : quand je suis entré…
Tous les textes feront entre 7 et 14 lignes (à vous de jouer avec votre écriture, la longueur des lignes)
Tous les styles sont permis : fiction, scénario, poésie, fantastique, etc, impression fugace, le plus simple est toujours d’accueillir ce qui vient
Laissez agir comme ça vous sonne, mettez-le en action, là maintenant.
10 mn

Le son,
Tous en même temps on laisse venir un son, à 3 on y va
Pianissimo, un peu un sourdine
Ambiance générale ou particulière,
Composez un texte-son, un texte-mélodie, un texte façon jazz selon vous en 9 mots-son
Poésie, slam, chanson à vous la plume

Voilà comment on va lire
Comme on est 30 on va tenter le big Band
Lecture façon Jazz et là on aura notre bœuf (taper le bœuf) du jour = impro (au choix vous décidez de lire un de vos textes, on est tous yeux fermés, le-la premièr-e  - son (nos voix) - rythme= lecture swinguée
Consigne : très très peu de blanc entre deux lectures, seul ceux qui lisent ou improvisent et moi avons les yeux ouverts, pour écouter la musique et toujours se tenir prêt à entrer et sortir de l’orchestre, garder les yeux fermés est d’une grande aide, garder l’attention tendue pendant cette expérience de lecture Jazz permet de vivre l’instant pleinement et d’éviter l’ennui. Plouf, plouf.

Si une impro vous vient, càd, une envie d’entrer dans l’orchestre même si rien n’a été écrit, vous vous levez et vous nous donnez vos mots qui passent, la tête tournée vers le ciel, ce signal muet me permettra de prendre note de l’impro pour garder les “mots-son”.

16.10.13

Quand le Speed devient éclosoir



6 mots -  Ils - Féminin - Politique

Ils nous abaissent nous les abbesses


Speed Stories devient l'Éclosoir à Histoires. L'Éclosoir s'est étoffé, maintenant ce jeu est devenu un tarot à mots de 78 cartes reparties en 4 familles. Avec ou sans intention, vous tirez 4 cartes et vous répondez à ce tirage… Un générateur d'histoire infini, bref un OUvroir d'écriture Infini, Ouekin. Bientôt édité ? La question est ouverte et optimiste. J'œuvre vers sa plus grande mise à disposition, pour le moment, les éditions sont encore extrêmement limitée. Bonne journée.




8.10.13

En attendant widget



Mon idée était de rubriquer mes sources vidéos sur les ateliers d'écriture.
En attendant le bon gadget, je publie au compte goutte.
Pour une première, laissez-vous conter ce qu'est un roman selon Bernard Werber dont on ne peut pas dire qu'il manque d'expérience.

Bernard Werber

Anael Verdier, le collègue bordelais


24.9.13

Soirée chez Pascal



Thème : “Je repars dʼici les idées claires sur mon chantier”

17 lignes - Nom de famille - 1 des 7 éléments - Chanson  

La lumière mʼaccable
Jamais été branché
Lʼélectricité jʼlai jamais apprise
Jʼai dérivé avant la crise
Je tire à pile ou phase
Jʼai pas dʼjus, cʼest trop naze

Yʼa plus quʼle Skwal pour mʼéclairer
Pour traquer les cours-jus
Yʼa plus quʼle Skwal, le king du triphasé
Quʼest capʼ de draguer la fée électricité

Jʼdois enfiler des gaines, connecter des triplettes
Faire des pieds et des mains pour les plus et les moins
Jʼai le cœur qui sʼaffole à trier les barrettes

Yʼa plus quʼle Skwal pour mʼéclairer
Pour traquer les cours-jus
Yʼa plus quʼle Skwal, le king du disjoncteur
Faut quʼil vienne bientôt relever les compteurs

9.9.13

Landes, l'atelier d'écriture créative



Démarrage d'un atelier d'écriture créative à Louer (oui, c'est le nom du village et non ce n'est pas celui des poulets, ici ils sont jaunes)

Je reprends mon atelier toulousain qui se passe chez moi, celui où toute ma créativité et mon savoir-faire sont mis en partage. Ici, dans les Landes à quelques encablures de Dax, l'ambiance sera campagnarde

Les désirs naissent du groupe, l'atelier est un lieu à part et ouvert à tous ceux qui ont envie de s'exprimer, de raconter, d'inventer et de se faire du bien

Les mots, la phrase, le récit, le personnage, les 5 sens sens, la poésie, l'écriture intime… tout se mélange pour passer une agréable soirée d'écriture et de lecture

Début des ateliers
17 octobre 2013 
de 20h à 23h

Tarif : 10€, grignotage et boisson offerts
Fréquence : bi-mensuelle, 1 jeudi sur 2

l'atelier ouvrira à partir de 6 personnes et se clôturera à 12 personnes
d'autres horaires peuvent être ouverts en fonction des demandes

pour toutes précisions, adresse, questions : envoyez un mail à
            La coquille, atelier à Louer


3.9.13

Les ateliers d'écriture créative reprennent



C'est si bon de lâcher le clavier
C'est si bon de voyager
C'est si bon de rentrer à la maison

Les chemins de l'écriture s'ouvrent à nouveau

Les dates des ateliers d'écriture créative dans le département des Landes seront en ligne 
à partir du 10 septembre 2013
Début des ateliers à partir de mi-octobre
2 lieux très probables : Dax et Louer
Horaires : après-midi ou soirée, au choix
Le prix des ateliers fluctue selon les lieux, les durées et les demandes de préparation ou de restitution

Si vous vous constituez en groupe de 6 à 12 personnes, je me déplace avec plaisir
Si vous connaissez des lieux d'accueil, merci de me contacter 

Les ateliers toulousains seront plus rares, les dates arriveront au coup par coup

Les ateliers Pyrénées-Atlantique auront lieu sur une journée mensuelle, j'aimerai beaucoup animer à Biarritz avec une possibilité de chauffe sur la plage. 
Si vous connaissez un lieu, pareil, je prends

Des questions ? Des propositions ?
Merci d'envoyer un mail sur le mail des ateliers
Cliquez sur le lien, je recevrai vos messages

Je bosse sur un ebook qui présentera mes méthodes
Somme toute, j'ai plus d'un tour dans mon sac

27.7.13

Un instant à New-York



New-York grouille, on se débrouille à petits pas fourbus ; 
on s'embrouille les mots et on rigole, tant pis si on n'a pas compris ; 
on bidouille des itinéraires le nez en l'air, on magouille avec la Metro Cart ; 
on se bouscule devant les couilles du taureau sur Broadway mais vous ne les verrez pas.


16.7.13

Adèle


Souvenirs de stage
Pour le tirage du jeudi soir, j'ai sorti mon jeu et le hasard nous a mené vers l'érostisme, que demander de mieux avant de se coucher !

Devant le choix de l'illustration, je passe à gauche et opte
pour un autre angle : notre écrin d'écriture
Tirage
17 lignes - Prénom - Émotion - Érotique

Adèle était belle à dépiter les curés
Adèle était chaude à faire rougir les puceaux
Adèle était docile sauf pour les imbéciles
Adèle était brûlante à s’y roussir les ailes
Adèle était vivante, fondait sous les caresses
Adèle avait des fesses à s’y polir les mains
Adèle avait des seins doux comme des coussins
Adèle avait un con signé et même estampillé
Adèle aimait l’amour comme on aime le vin
À en perdre la tête, à y retrouver Dieu
Adèle offrait son corps comme une communion
Dans une épiphanie cent fois renouvelée
Adèle était la myrrhe, l’or et l’encens
Offerts à nos jésus à ses yeux déifiés
Nous aimions tous Adèle qui nous le rendait bien
Dieu a rappelé Adèle, fait de nous des athées
Même si nous savons depuis à quels seins nous vouer 

Alfred