21.1.13

Jour 12


Jour 12
Fêtez-vous, honorez-vous, dégustez-vous victorieux et heureux et écrivez-le comme il vous plaira.



J’ai pris du temps sans compter
Je l’avais perdu, je l’ai retrouvé
Du temps acquis, du temps de gagné
Du bon temps
Le temps ne compte pas
Le temps, c’est cool

J’ai de l’argent, ça compte
Je l’ai gagné, je l’ai reçu
Au fil du temps et des besoins
Pour dépenser sans trop panser
Et enseigner sans me saigner

J’ai de l’amour, ça coule de source
J’ai du rire sans tarir
La vie est belle comme les brebis

14.1.13

Jour 12 •




Jour 12 • 
Fêtez-vous, honorez-vous, dégustez-vous victorieux et heureux et écrivez-le comme il vous plaira.

Ah, je ris de me voir si belle en ce miroir
Ah, je me plais digue digue donc
Ah, j’adore voir le monde s’adapter à moi et pas le contraire
Ah, je suis dans un bel équilibre
Ah, qu’il est doux de s’aimer 
Ah, que la juste mesure est douce
Ah, je suis en accord, dedans, dehors, avec ou sans
Ah, oui je jouis
Ah, se gratuler le con, c’est bon
Ah, je suis Tout
Ah, je suis Rien
Ah, vive les “fume en bulle”

Jour 11 •




Jour 11 • 
Chevaucher l’instant en ouvrant un livre au hasard et en captant au premier regard une phrase qui vous servira d’incipit (de début) pour l’écriture du jour qui sera consacrée à votre engagement au 31 décembre 2012.

Benny suivait avec intérêt la conversation d’Allan et Julius, espérant de toute évidence qu’elle se terminerait par la décision de rester au moins une nuit encore. Moi aussi je rêvais de prolonger cette nuit de réveillon, de la doubler, d’inventer un nouveau jour, une nouvelle nuit, de jouer avec le temps, de le faire éclater, le tordre, le diluer. Quand Benny me tapa sur l’épaule, je sursautais et lâchais mes courbes spatio-temporelles : “Madame rêve ?”, “Non, je m’exerce à rendre le temps élastique, à taire hier et demain pour rester là, maintenant, alors on reste ?”, “Je crois”, “Super, 2014 fleurira à minuit, qu’importe la découpe du temps.” “On t’attend pour fêter ton jeu, ton livre et ton nouveau travail, tu as eu une sacrée belle année.” “Oui, on peut dire que j’ai fait preuve de constance dans mes engagements et j’en suis fière.”

Phrase tirée du roman de Jonas Jonasson Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire

Jour 11




Jour 11 •
Chevaucher l’instant en ouvrant un livre au hasard et en captant au premier regard
une phrase qui vous servira d’incipit (de début) pour l’écriture du jour qui sera
consacrée à votre engagement au 31 décembre 2012.

Une personne capable d’apprécier le dévouement et la chaleur humaine, tant
lorsqu’elle les reçoit que lorsqu’elle les prodigue, est une bénédiction du Ciel,
un ange qui s’ignore, une fontaine de Vie.
Je veux boire à ta fontaine à en devenir tonneau puis laisser sourdre la Vie par tous
les pores de ma peau.
Je te veux pour baptême, pour ablution et pour absolution
Je veux m’offrir à toi en oblation

10.1.13

Jour 10 •



Ne quittez pas les ailes du désirs sinon gare à la chute

Quand tu fourches, tu tousses

Même si le centre est invisible, pars à sa recherche

Si rien ne dure, pourquoi rester dur ?

Vivre heureux, c'est pas pour les peureux

Retrouvez l'ensemble des consignes sur le post "That is really the end" (31/12/12)

Jour 10


Jour 10 •
Multiplier l’inédit en réalisant un pliage papier, en le décorant de citations de votre
cru et en allant le placer dans un endroit incongru.

« Mieux vaut un bon rentre dedans qu’un manque de ressort »


« Ne pas confondre un satyre boucher et un charcutier salace »

« Je veux combler le vide pour y poser un pied
Pour traverser enfin cet insondable abîme
Je marche sur les os de mes pauvres victimes »


« Un cygne rouge n’est pas forcément un stop ! »


« L’amour est enfant de poème »


« J’ai perdu mon royaume sans même le défendre
Cédant ma liberté pour prix de ma quiétude
Déposant mon épée au pied des habitudes »

9.1.13

Jour 9 •


                   Dans un magasin Desigual, à Lyon, ce mercredi. - Photo Jean-Philippe Ksiazek. AFP


Jour 9 • 
Écrivez après avoir pratiqué une demi-heure au choix : piscine, marche, méditation, sophro, ménage, cuisine…. Écriture libre et immédiate après la pratique.



Solde, solde, soldée, solder tout, sauf la vie. Elle tapait sur les touches de sa caisse-ordinateur, pantalon vert, touche rouge, chaussure mauve, touche blanche, bonnet bleu, touche, touche, touche, les femmes se crêpent le chignon, c’est le pompon, elles se déshabillent à la va-vite pour enfiler pull et jupe par dessus dessous vieillots. Chut, répit, lever les yeux, une enfant court vers elle, elle galope tenant dans ses bras un chat angora. “ Madame, madame, aide-moi, cachez mon chat, elles sont folles. Une l’a pris pour une écharpe, une autre pour un chapeau, madame, madame, vite prenez-le, ma mère arrive pour me faire essayer un kilt.” La petite fille dropa son chat vers ses bras tendus, démunis, démunie, démunis. Minou, que vais-je faire de toi ? Te cacher dans les slips, te jeter dans les châles, vite, sous ma blouse, la pause est finie. Les chats sont fins, dit-on, sont si doux, si, si, si, qu’il passa ses pattes molles sur son ventre durant de longs moments, le massa, le caressa avec son front, dormit un peu la queue lovée dans son nombril et elle, elle passa ses dernières heures à ronronner devant ses touches avant de s’écrouler. Morte.

Jour 9



Jour 9 •
Écrivez après avoir pratiqué une demi-heure au choix : piscine, marche, méditation,
sophro, ménage, cuisine…. Écriture libre et immédiate après la pratique.

Le froid mordant rendait illusoire toute tentative de creuser le sol. Elle essayait

pourtant autour des cendres refroidies. Trouver une graine, insecte, une racine sous

une pierre afin de tenir encore, retarder l’échéance. La faim était depuis longtemps

sa seule compagne. Fidèle, indéfectible jusqu’à la réveiller parfois.

Manger ! Manger ! Survivre !

Elle était la dernière. Toutes les autres étaient mortes et leurs carcasses avaient

nourri les charognards. Les enfants et les vieillards avaient été les premières

victimes, trop faibles pour résister au gel et à la disette.

Les hommes étaient partis depuis bien longtemps. Depuis, aucun signe ne laissait

prévoir leur retour. Ils étaient son seul espoir mais comment auraient-ils pu résister

aux tempêtes et au blizzard sans l’abri de la caverne ?

Elle avait fait des rêves dans lesquels ils revenaient, chargés de chaudes fourrures

et de viande séchée.

Elle avait fait des cauchemars dans lesquels ils étaient tous tombés dans une

crevasse sans fond.

Elle se demandait parfois pourquoi elle s’accrochait à la vie. Elle se souvenait alors

qu’elle était en charge du feu et que les hommes en auraient besoin à leur retour.

S’ils rentraient…

Alors elle prenait les pierres, les poudres, un peu d’eau, une torche, elle s’enfonçait

dans les entrailles de la terre et elle dessinait la vie.

8.1.13

Jour 8


Jour 8 •
Accéder à la perception vraie des choses en laissant venir une petite légende
imaginée au cours de la 8ème journée



La légende du bélier qui toussait

Peu d’humains se souviennent du temps où toutes les créatures parlaient la
même langue.
Cet Âge d’Or est révolu depuis maintes générations et la guerre entre les règnes bat
son plein. Pourtant, ce qui a existé un jour est inscrit pour toujours dans les tablettes
du Temps et celui qui sait les déchiffrer est capable de lire l’avenir mais aussi de
faire renaître le passé…
Bien des aventuriers ont essayé de conquérir la Clef du Temps. Certains
braves l’ont presque touchée mais un seul d’entre eux a su l’accrocher à sa ceinture.
Un jour parmi les jours, naquit un enfant d’homme dans la misère d’une
chaumière où tout manquait. Sa mère étant trop faible, l’enfançon fut élevé parmi les
brebis, tétant celle qui acceptait de le nourrir, par compassion ou par inadvertance.
Le troupeau était bien maigre et l’enfant bien fragile. Il ne dut sa survie qu’à
l’incompréhensible affection que lui vouait le bélier, une bête aux cornes
respectables et à la laine noueuse descendant jusqu’au sol.
Aucun humain ne pouvait expliquer ce qui liait l’enfant à l’animal car aucun
homme ne pouvait imaginer que ces deux pouvaient communiquer. Bien avant de
savoir parler s’était éveillé chez l’enfant le don de comprendre les animaux.
Ses parents avaient trop à faire pour survivre et ne s’occupaient pas de lui. Ils
remarquèrent pourtant que la poule pondait plus régulièrement, que les côtes du
cochon s’étaient enrobées d’une belle couche de graisse et que même la vache
avait guéri de sa fièvre et des humeurs qui coulaient de ses naseaux et de ses
yeux. Comment auraient-ils pu penser que ces changements étaient dus aux
encouragements prodigués par l’enfant à ses amis les bêtes ?
En quelques mois, la prospérité s’installa dans la chaumière. Une soupe cuisait en
permanence au bord du feu et une assiette attendait le voyageur de passage, le
pèlerin ou le vagabond.
Le troupeau de brebis avait crû et embelli, les agneaux folâtraient, faisant la
joie et la fierté du paysan. Hélas, le bélier maigrissait. Il toussait à fendre l’âme et
respirait avec difficulté.
- Nous allons devoir le changer ! annonça l’homme. Cette bête malade ne peut pas
rester au milieu des autres. Demain je le conduirai au boucher même s’il ne vaut plus
grand chose…
À ces mots, l’enfant rampa jusqu’à la bergerie pour prévenir son ami.
- Tu dois absolument guérir, sinon il va te vendre ! Comment puis-je t’aider à cesser
de tousser ?

- Merci mon jeune ami de prendre soin de moi. J’ai quelque chose au fond de la
gorge qui me gêne terriblement. Peux-tu tremper ton bras dans la baratte puis
l’enfoncer dans mon gosier pour tenter de me délivrer ?
Ainsi fut fait. Le bélier ouvrit grand sa bouche et l’enfant faufila sa menotte jusqu’au
fond de la glotte.
- Je sens une chose dure coincée… La voilà !
Avec mille précautions il retira un objet métallique : une clef en or fin.
Le bélier cessa aussitôt de tousser et se mit à brouter avec délectation tandis que
l’enfant jouait avec son trophée. Enfin repu, l’animal s’adressa à son sauveur
- Mille mercis, grâce à toi je revis ! Je suis heureux et fier de te voir dépositaire de la
Clef du Temps. Tu devrais bientôt apprendre le langage des hommes et oublier la
Langue de la Vie. Grâce à cette clé, tu pourras continuer à nous parler. Sache par
ailleurs que nous sommes tous d’accord : les hommes ne sont pas encore prêts à
maîtriser le temps. Conserve précieusement la Clef, le jour venu, tu sauras à qui la
transmettre…
La légende ne dit pas ce qu’il advint de l’enfant ni à qui il transmit l’objet. Elle
nous dit pourtant de prendre un soin particulier si nous entendons un bélier tousser.

Jour 8 •




Jour 8 • 
Accéder à la perception vraie des choses en laissant venir une petite légende imaginée au cours de la 8ème journée

Un jour, une femme s’engagea sur la route qui va vers l’ouest. Avant de partir, sa famille, ses voisins, ses amis étaient venus la saluer, lui souhaiter bonne route. Ils essayèrent tous de savoir pourquoi elle partait. Au moment où elle allait entamer ses premiers pas, elle se retourna et murmura d’une voix claire et interrogative : “ Peut-être parce que la barrière est sans porte.”
Elle marcha jusqu’au coucher du soleil en se concentrant sur les ornières pleines des pluies diluviennes des jours derniers, son bâton sondait la sol glissant, parfois elle s’arrêtait pour lever le nez au ciel en remerciant le soleil éclatant de cette journée plus tout à fait comme les autres. La nuit l’accueillit devant l’abri des chasseurs, elle y dormit bien. Au jour suivant, le brouillard était épais, sans hésiter, à pas lents, elle suivit le chemin, tâtonnant avec son bâton les herbes folles sur les bas côtés. Elle avança lentement, très lentement, écartant à grands cris les fantômes, les branches basses. Elle sursauta, frissonna et finit sa journée en chantonnant pour ne pas s’arrêter là et pleurer. Elle s’arrêta près d’un lavoir au toit de tuiles, elle mangea peu espérant trouver bien vite le sommeil mais des barrières flottantes, buissonnantes, grillagées, lui apparaissaient à chaque fois qu’elle fermait les yeux. Elle eut peur toute la nuit et ne s’endormit qu’à l’apparition de la première étoile dans le ciel. Au matin du troisième jour, le vent soufflait de l’est la forçant à avancer tête baissée, épaules en avant. Elle se retourna plusieurs fois pour s’offrir quelques repos et remplir ses yeux des collines familières. Sa nuit au pied d’un tilleul fut douce et reposante. Soleil et pluie avaient choisi de faire la paire pour l’accompagner lors du cinquième jour. Elle découvrit le pays des éleveurs de vaches où chaque pré était clôturé sans qu’aucun ne manque de porte. Au soir, elle se souvint de son ultime phrase et se demanda d’où elle lui était venue. Elle s’endormit en se remémorant le chemin. À l’aube du sixième jour, le chemin s’arrêta devant un grand fleuve infranchissable, elle prit à gauche jusqu’à midi et ne vit aucun pont à droite à la nuit tombée. Elle avait beaucoup marché ce jour-là mais pas beaucoup avancé. Elle fut tentée par la colère en allumant un feu au creux d’une clairière mais les bruits de la forêt lui parurent immédiatement plus menaçant alors elle s’est enfuie dans le sommeil pour trompé son humeur menaçante. Le septième jour, elle continua à droite avant de découvrir une enfilade de maisons qui menait vers une ville fortifiée où elle apprit l’existence d’un bac. Elle arriva trop tard et se réfugia sous la grande halle pour dormir en compagnie des premiers marchands arrivés pour le marché du lendemain. Elle avait perdu l’habitude des hommes et s’isola du mieux qu’elle put. Au huitième jour, elle passa le fleuve et avança vers l’ouest à vive allure, elle marcha toute la nuit guidée par la lune pleine et la voie lactée. Au neuvième, elle arriva au rendez-vous, s’inclina devant sa vieille amie, lui conta son chemin et lui confia son désarroi devant sa dernière phrase mais les médecins l’invitèrent à ne pas abuser des dernières forces de son amie. Alors elle lui adressa un clin d’œil et lui glissa : “ tu me diras.”, la vieille sourit et promit avant de mourir. Au douzième jour après l’enterrement, elle reprit sa route, changée à jamais, elle était maintenant sûre que quelque soit la barrière, une porte s’ouvrirait. C'est ainsi que naquit une lignée de femmes libres et sereines.

7.1.13

Jour 7


Jour 7 •
Avec un mécontentement joyeux, imaginez quelques dialogues entre 3 personnages
qui vous découvrent.



- Dia ! Il nous en est arrivé un de pas banal à Cap de Bosc…

- Ah bon ? C’est plus le militaire avec ses chevaux ?

- Mais non ! Ils ont vendu aux nouveaux, là. Tu les connais, toi, Marcel ?

- Comment tu veux les connaître ? Soit ils travaillent à arranger la maison soit ils sont pas là. Lui il chasse pas et elle soit disant qu’elle travaille sur son ordinateur. Et toi, Roger, tu les connais ?

- Figurez-vous que j’y suis rentré, chez eux…

- Et alors ?

- Alors, ils sont polis et tout, mais on dirait un magasin d’informatique ! Y’en a des ordinateurs, vous imaginez pas. Je me demande qu’est-ce qu’ils font avec tout ça…

- Les ordinateurs, ça rend con ! On les voit jamais au village, ni aux fêtes, ni aux vœux du maire, rien !

- Oh Pascal ! Moi, j’ai pas d’ordinateur mais je vais quand même pas trinquer avec le maire et d’abord, toi non plus t’as pas d’ordinateur et ça t’empêche pas d’être con !

- Arrêtez un peu tous les deux ! C’est pas ça le plus bizarre… En six mois, ils ont déjà des poules, un troupeau de moutons, des chats, des chiens et ils parlent d’un cochon et de canards. Une vraie ménagerie.

- D’un autre côté, c’est quand même une ferme Cap de Bosc…

- Oui et c’est pour ça que c’est bizarre parce que lui, il serait guérisseur…

- Rebouteux , tu veux dire ?

- Non, un truc bizarre, kiné quelque chose… mais il veut pas que ça se sache
parce qu’il veut pas travailler. C’est louche, non ?

- Et comment tu le sais, toi Roger ?

- Ben quand j’ai bu un coup avec eux, il m’a montré un truc avec mon bras, croyez-moi que c’est bizarre. Un coup mon bras tenait fort, après j’arrivais plus à le tenir, ça fait drôle .

- Ben ça promet, s’il veut pas travailler, qu’il sort pas de chez lui et qu’en plus il picole, il va y avoir du sport à Cap de Bosc !

Jour 7 •



Jour 7 • 
Avec un mécontentement joyeux, imaginez quelques dialogues entre 3 personnages qui vous découvrent. 

Gaspard : - Je l’engage

Melchior : - Je lui prépare sur le champ tous les présents d’usage

Balthazar : - Bel enthousiasme, je vous suis, même si ça m’agace

Melchior : - Et pourquoi donc ?

Balthazar : - Tous ces cadeaux, est-ce nécessaire ?

Gaspard : - Tu vas pas mégoter, ça ne te ressemble pas

Balthazar : - Bien sûr que non mais ça m’agace

Melchior : - Bon tu vas nous le dire ce que tu as sur le cœur ?
Gaspard : - Tu veux qu’on en discute encore, elle ne te plaît pas

Balthazar : - Non c’est pas ça, elle est parfaite pour le job mais franchement, elle n’a pas besoin de cadeaux, elle possède déjà tout ce qu’il faut

Melchior : - Alors là pardon, t’es gonflé, c’est notre job, suivre l’étoile en portant les offrandes et je ne vois pas pourquoi on changerait une affaire qui roule depuis 2000 ans

Gaspard : - Tu vas pas me dire que t’as oublié à quel point de petites attentions réjouissent le cœur

Balthazar : - C’est mon côté sombre, parfois je doute

Melchior - Ça te ruine l’esprit, va donc chercher un beau morceau d’ambre à la carrière, ça te calmera

Balthazar : - Dis donc, c’est toi qui t’énerve moi je doute, c’est tout et d’ailleurs t’as rqaison je vais lui tailler une sphère parfaite avec une inclusion de papillon que j’ai repérée sur la veine gauche. Ah, je me sens bien, ça lui ira bien, ouais, parfait maintenant je sais, Catherine le vaut bien, j’y vais

Melchior : Je m’occupe du reste, elle arrive dans 5 jours, traîne pas

Gaspard : Ça, ça va être un bel engagement, elle est juste à la bonne place pour ce boulot

6.1.13

Jour 6


Jour 6 •
Oser la confrontation en vous éloignant le plus loin possible de l’engagement.
Forme libre.

J’me tire, j’m’échappe, j’mets les bouts.
J’me fais la paire avant M’sieur l’Maire.
Oui je dis non ! Non, non, non, non !
Je file à l’anglaise pour me la cooler douce.
Je ne réponds plus de rien.
Les jeux sont faits, rien ne va plus.
Noir, impair et manque.
J’ai eu chaud et je remets en jeu le gros lot.
Je ne m’aime pas assez pour aimer quelqu’un d’autre.
Un œil noir me regarde, j’prends garde à moi !
Vive ma liberté !

Jour 6 •


Jour 6 • 
Oser la confrontation en vous éloignant le plus loin possible de l’engagement. Forme libre.



Dégage ! Fous le camp, passe à gauche
Engage ! Rapproche-toi, passe au centre
Désengage ! Tiens-toi tranquille
Embraye, joli verbe ma foi

Dégagement, enlève ce qui encombre
Engagement, accomplis tes désirs
Finalement, vas vers toi, lekh lekha
Plénitude, joli mot ma foi

Partir loin et revenir, parce que moi partir loin, je le fais, mais revenir juste là, au présent, voilà le job.

Bye-bye, bienvenu

5.1.13

Jour 5 •


Jour 5 • 
Apprivoiser le vide devant la page blanche du jour. 
Ponctuez-la de mots, d’images, de flashs qui vous viennent au cours de cette 5ème journée. Ornez-la, remplissez-la. 
Qui a dit qu’un mot devait s’écrire petit et se placer en haut à gauche ?



nez        Fontaine

Brouillard                tout est gris

Souris



Jour 5


Jour 5 •
Apprivoiser le vide devant la page blanche du jour.
Ponctuez-la de mots, d’images, de flashs qui vous viennent au cours de cette 5
journée. Ornez-la, remplissez-la.
Qui a dit qu’un mot devait s’écrire petit et se placer en haut à gauche ?



VIDE VIDE VIDE VIDE VIDE    PLEIN PLEIN

Vide vide VIDE

plein

VIDE VIDE

PLEIN         PLEIN

PLEIN

VIDE

VIDE vide

Plein PLEIN

PLEIN



 "Tu es à jamais responsable de ce que tu apprivoises" 

Qui peut donc se targuer d’apprivoiser les mots ?
Les académiciens s’y essaient
Depuis des lustres ils cherchent
Avec foi et constance
À en cerner le sens pour maîtriser les stances
Mais les mots ont des alliés, épris de liberté
Dyslexiques ou poètes, peu importe leur nom
Ils brisent sans relâche les carcans illusoires
Pour nous parler d’amour

Inventer des histoires



4.1.13

Jour 4



Jour 4 •
L’inconnu est là, ami ou ennemi, il est le thème du jour et s’écrit sous forme de
polar, il contrarie ou se rit de l’engagement.

Un commissaire dit visionnaire, une agent de police justicière, un lieutenant aboutissant ;
tous trois inspectaient le corps du délit. Le premier en transe, la deuxième en quête, le dernier
enrhumé.
-Eurêka ! s’écria-t-il dans un éternuement
-Vous avez trouvé, lieutenant ? l’interrogea sa collègue
-Ôm… commenta le commissaire
-C’est la marque de la carabine à fléchettes qu’a utilisée le malfaiteur : Eurêka. J’avais la
même quand j’étais môme. Pour jouer au tir aux pigeons.
-Sauf qu’aujourd’hui on ne joue plus, que le pigeon s’appelait Arthur Télémaque et qu’il était
fiché au grand banditisme.
-N’empêche que tout caïd qu’il était, il n’a pas avalé le juxtaposé. Il lui est tellement resté
coincé dans la gorge qu’on n’en voit plus qu’un bout de la crosse. Moi je dirais qu’il est
tombé sur un militant anti-chasse énervé le roi Arthur.
-Moi je trouve qu’il y a plutôt une justice sur ce coup-là. Toute sa vie il a joué les faisans en
plumant des pigeons dans des bars et qu’il ait fini sur deux canons de trop, ça lui va plutôt
bien.
-Falcone, c’est la signature de Falcone. Il a su que Télémaque l’a balancé et c’est comme ça
qu’il a toujours fait taire les traîtres. La question est de savoir par qui il a été prévenu.
L’information ne peut venir que de l’un de nous trois… Pigmale, il est notoire que vous
vouliez la peau d’Arthur depuis que vous avez été rétrogradée à cause de lui dans l’affaire du
Crédit du Nord
-Je ne m’en suis jamais cachée mais j’ai aussi toujours dit que je voulais me le farcir en tête à
tête. Je n’aurais laissé ce plaisir à personne d’autre
-Il m’a fallu pas mal de temps pour comprendre votre mobile lieutenant, enchaîna le
commissaire en le pointant de son arme de service. J’ai d’abord pensé que vous vouliez ma
place et que vous tentiez de me faire porter le chapeau. En fait, j’étais loin de brûler, j’étais
même carrément au pôle Nord. La vérité, c’est que vous étiez en froid avec la victime. Ne
niez pas ! Tellement en froid que vous vous êtes enrhumé. J’ai compris en regardant le dossier
Télémaque. Ou plutôt Martin de son vrai nom. Arthur Martin. Tout était clair.
Vous êtes allé balancer Arthur Martin parce qu’il était devenu encombrant. À votre décharge,
je dois reconnaître que c’était une vraie ordure. Vous saviez que Falcone l’enverrait au frigo.
Vous avez fait le con et vous allez finir à l’ombre…

Jour 4 •



Jour 4 • 
L’inconnu est là, ami ou ennemi, il est le thème du jour et s’écrit sous forme de polar, il contrarie ou se rit de l’engagement.

Il gueulait, accroché au bastringues, vas-y fonce. Elle marchait droit, doucement, très doucement. Il l’encourageait, elle avançait tête haute. Il se détourna, elle continua, accéléra, se mit à courir, vite, très vite. Il disparut, la foule le cachait. Quand elle entra dans la mêlée, elle ne se retourna pas, elle ne sut jamais.

3.1.13

Jour 3 •




Jour 3 • 
Aiguisez votre présence au monde en improvisant un poème en lien avec l’engagement et les petits riens qui vous entourent.

la feuille est tombée
au pied du grand chêne rouge
Libre loin des chaînes

Formant un tapis
Les feuilles mortes survivent
Nourrices de la terre

Les tulipes pointent
L’engagement est en cours
Printemps moins trois mois

Elle regarde au loin
Passe l’homme porteur d’espoir
La nature s’éveille



Retrouvez l'ensemble des consignes sur le post "That is really the end"
À commencer quand on veut, janvier est parfait

Jour 3



Jour 3 •
Aiguisez votre présence au monde en improvisant un poème en lien avec
l’engagement et les petits riens qui vous entourent.

Faire la queue pour du coca
Faire l’accro pour de la coke
Bonne poire, croquer la pomme
Les pinguinos se marrent
L’année démarre avec un bain de mer
Comme des baleines volantes
L’amer poursuit, noir comme la suie
Je suis enrhumé comme un antillais
Décollage

Petits riens et grandes toux
Avaler des couleuvres l’année du serpent
Avec le sang froid de Sancho Pansa
Passent les palombes et les grues
S’éloignent les moulins
Gagner son pain dans les Landes
En avant… arche !
L’Auribat son plein
Dieu soit à Louer

2.1.13

Jour Deux



D'accord le coprs s'est perdu dans la mousse, le bain était trop chaud, la brise marine, l'écume blanche, a fait explosé mes narines. la vie au bord de l'eau pour dorer la pilule, qu'on avale, pour dévaler, la pente glissante sans crier gare. Gare. Gare.  automatique, automatique, sans arrêter le le pied, l'accélerateur est sur la droite, le frein, au milieu, les vitesses, peu importe, j'ai dit automatique. pas besoin de pédale sur la gauche. j'ai mal au mollet. La pillule fait effet. Je vais me baigner. Tout nu, avec mon maillot léo part. il fait chaud, ça tombe bien, les pectoraux, je ne les ai pas laissé aux vestiaires. J'en ai besoin pour mon crawl, aujourd'hui j'y vais lentement, je nage jusqu'au grosses bouée et je reviens, lentement, m'allonge sur la serviette. Raconte à mon voisin la course avec les dauphins. Les pectoraux aux soleil, les lunettes sur le nez. Je respire. Les pectoraux gonflées, et dégonflés sur la serviette, humide, mon dos achève le ruisseau sur le coquillage échoué qui lorgne la serviette. Lui n'a pas de pectoraux. Lui, tout bombé qui soit, ne peut pas faire le beau. Au lieu de s'inscrire dans une salle de muscu, il est resté posté tout l'hiver au bord de l'eau. Il lui manquait un calendrier. Du coup il a pas fait la rentrée, pas lu les magazines, qui conseillaient déjà de préparer l'été prochain. Les pectoraux, ils ont bien fait, je leur veux du bien, ils m'aident à respirer. Les pectoraux. Ah, si vous saviez. C'est la première de l'année.


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Jour 2



Jour 2
Jour de fête des voisins qui nous ont fait bouffer jusqu’à plus faim et qui ont fait aller à la
décharge de la cavalerie légère comme la crème fouettée c’est pas la joie et c’est parti pour un
an de plus une photo le journal la gloire et la beauté c’est ainsi que les hommes prient le ciel
de les aider à digérer le gibier de potence le twist à St Tropez comme la lune est en cloques et
le cloque arounde the Rock je dan e le sobriquet et il me le rend bien même si je vais aller au
lit comme un aï du même nom et que je vais dormir avant la guerre de trachée et le retour de
la rivière Kwai


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Jour 2 •


Jour 2 • 
Laissez venir lors d’un petit moment d’écriture automatique. 
C’est à dire, écrire sans vous arrêter, sans vous relire, sans hésiter en laissant monter un acte qui signe l’engagement élu au premier jour.

Je choisis l’engagement 
ça va chier au pays du rugby 
je choisis donc de m’engager dans la mêlée 
sans violence et avec constance 
je n’ai qu’à y ajouter un zeste de sobriété dans la foule des engagements ci-haut listés


automatique et tique alors que j’ai la gorge en feu, le feu en moi, le feu intérieur; le feu de l’engagement qu’ils disent. Il me dit quoi l’engagement, il me dit mêlée, mêlée, emmêlée, dégager le fils, suivre la trame, la trame de l’engagement chercher un fil, un fil de soie, un fil à moi, chercher la bobine, la bobine, bobine, où est Bob ? qui est Bob ? sortir mon chapeau à bord large et entrée dans la mêlée, m'introniser née coiffée mi qui avait le crâne ras, rond et petit patapon. Donc une histoire de chapeau, de fil, voilà coudre le mot engagement à l’intérieur de mon chapeau, ça c’est un grand chapô.

Jour 1



Mes engagements pour 2013 ? Diantre !!! 

- Finir le livre passionnant de Jacques Rancière  Le maitre ignorant. 
- Garder en mémoire cette phrase et en faire ma phrase de l'année : L'homme est une volonté muni d'une intelligence. 
- Me demander ce que je veux, mettre mon intelligence au service. 
- Reprendre ce que je croyais être un livre génial fin juin. En écrire la moitié.  
- Jouer, en duo, en trio .... Jazzman, j'en suis. 
- Lire la clé de fa et la clé de sol avec l'aisance d'un adolescent en 6 ième année de conservatoire. 
- Aimer mes enfants. 
- Faire l'amour un peu plus souvent. 
- Célebrer l'amitié. 
- Faire un voyage, avec mes enfants, dont nous parlerons encore dans 15 ans. 
- Aménager la chambre bleue, en faire un lieu caméléon bleu, chambre d'amis, de jeux, d'enfants, de télé ... 
- Réussir mon jardin avec ma toute nouvelle Grolinette. 
- Me mettre à 90 % au premier trimestre, à 80 au dernier. 
- Rencontrer des musiciens, boeufer. 
- Ecrire des poèmes pour une femme qui m'aime, enfin. 
- Retrouver ma mémoire. 
- Etre content de moi au travail.  
- Me faire masser. 
- Accompagner la 6ieme de Marimba sans en faire une affaire personnelle. 
- Prendre enfin mon ex-femme comme une quidam. 
- M'acheter des fringues. 
- Apprendre à cuisiner de nouveaux plats. Le tajine c'est sympa mais je commence à m'en lasser. 
- Nager avec une belle brune (blonde, ou rouquine ... peu importe en fait)
- Avoir enfin des pectoraux. C'est pourtant pas compliqué, bordel. 
- 2013, qu'elle soit en fin l'année du pèze. 

Ouf ! 

En choisir un ?   .... à première vue  pas possible.  

aller, j'en choisit un mais, attention, cela ne veut pas dire que je mets les autres de coté : 

Avoir enfin des pectoraux. C'est pourtant pas compliqué bordel 

Et toc. 

Bonnes années à tous. 

Lascar J

1.1.13

Jour Un



Listez tous vos engagements pour votre année et choisissez-en un.

Engagez-vous ! Rengagez-vous ! Qu’elle disait…
Et elle me dit ça à moi, en plus, moi qui suis un vrai modèle d’engagement et depuis
douze ans en plus !
Y’aurait quasiment de quoi se vexer pour un qui serait parano, no ?
Un engagement par mois ? Comme un crédit alors ?
OK…

1/ Faire ce que je vœu
2/ Développer l’homme total en moi
3/ Acheter et élever deux petits cochons pour qu’ils débroussaillent la combe avant la
salaison
4/ Donner une conférence et une formation à Moscou
5/ Finir mon roman
6/ Avoir le temps
7/ Avancer les travaux sans forcer
8/ Aller acheter mon pain à cheval
9/ Publier mon bouquin en espagnol
10/Aimer et être aimé
11/Être
12/Vouloir ce que je fais

Et une dernière résolution : faire preuve de résolution pour reconnaître les bonnes
solutions lorsqu’elles se présentent

L’engagement n° 1 : Renouveler l’engagement formalisé il y a 12 ans

Bonne année !

Alfred

Jour 1 • 1er janvier 2013


Jour 1 • 1er janvier 2013
Listez tous vos engagements pour votre année et choisissez-en un.

Faire une liste, voilà qui semble facile. Après tout, proposer un jeu et jouer, c’est simple aussi sauf quand la gamberge se met en route…
Lister mes engagements pour 2013
• Trouver un éditeur pour Speed Stories, voilà c’est ça et chercher quoi en plus…
• Achever 4013 qui pourrait devenir 7007, un roman de SF en pleine gestation, mouais, un an c’est court mais pourquoi pas ?
• Bloguer comme une seconde nature en créant du lien dans les Landes, depuis les Landes vers partout ailleurs, voilà quelque chose de stimulant.
• Simplement prendre soin de moi et des miens, la base.
• Perdre 5, 10, 20, 30 kg… où placer la barre ? Voilà le doute qui s’installe et la fatigue qui va avec… À garder en arrière fond ?
• Monter une nouvelle asso made in Aquitaine, une frangine des Ateliers de la coquille mais différente… Évidence.
• M’engager à plus d’exercices physiques, ça pue la bonne intention qui tient très vaguement…
M’engager à me baigner dans l’océan cet après-midi, breuu, réponse ce soir avant minuit 
• M’engager à diminuer le chaud et le froid… exercice de fond vers le centre
• Tenir l’engagement comme une valeur prioritaire cette année
• Achever les travaux des combles, yes

Hier, en me mettant en condition pour l’écriture d’aujourd’hui ma tête galopait, aujourd’hui, la liste est courte.
La juger suffisante et passer au choix ?

À 10H50, je choisis de remettre le choix à ce soir, ça commence bien, non ?

• Rire et me désoler de mes atermoiements afin de trouver la force résultante : observer et rester au présent en tout. Vœux pieux ? Mais non mais non
• Vider mon sac, après tout c’est le mien, sans jouer la taiseuse
• Dire en bloguant, en blagant cette première année résolument campagne
New Landaise parce que ça le vaux bien !
• Cesser de me tripoter le nombril, non, 
ceci est un jeu, autant être bonne joueuse et laisser faire le jeu.

18h06, I did it, j’ai pris mon bain de mer, plage centrale Hossegor, 15h10, 1-1-2013.



Je choisis l’engagement 
ça va chier au pays du rugby 
je choisis donc de m’engager dans la mêlée 
sans violence et avec constance 
je n’ai qu’à y ajouter un zeste de sobriété dans la foule des engagements ci-haut listés

En ce jour premier


Premières inspirations… merci à toi

Merci à toi de penser à moi, à nous...
Toi qui a déserté le sol toulousain
pour humer la brume des pins
et fouler le sol humide des bruyères
Toi et ton fichu caractère
Que j'apprécie malgré tout....

Tu nous manques, si loin,
surtout mon embonpoint
que j'imaginais disparu
sous tes massages férus...

Noël est passé,
mais la fête est toujours là.
Saint Sylvestre à grands pas
me fait me reculer
devant ce foie gras
Tant aimé et désiré....

Ah! bougre de boulets !
Mes 10 kg offerts
au grand Univers
rapetissent à 8kg500.
Est-ce si indécent
de les laisser s'envoler?


Claudie SCHMITT