29.12.13

Belles fêtes


Œuvrons sur la coquille, traquons l'erreur… pour mieux la repérer et savoir l'éliminer
Creusons les sillons, recherchons la justesse pour trouver les mots qui jouent, les phrases qui coulent, les textes qui naissent et se développent…
Bâtissons notre vie avec le même amour
Et tamponnons-nous le coquillard sans s'en battre l'œil
Bonne année 2014 aux coquillards, aux futurs coquillards et à tous les passagers du blog
Que vive la coquille, prospérité à ses ateliers

18.12.13

La complainte du soignant



Petit exercice : détourner une chanson.

L'occasion était belle, un ami infirmier fêtait ses 40 ans, 
nous ne pouvions y être alors nous avons concocté ce petit cadeau électronique.

Un hymne que nous dédions à tous les soignants en mal de reconnaissance et d'amour.
Nous on vous aime

Autre titre possible pour une autre reprise, si l'exercice vous tente… envoyez les textes, ça fait toujours plaisir

Ma liberté de pioncer…
Les déclinaisons sont vastes

Ma liberté de panser

Deux fois par jour j’prends ma sacoche et mon carnet
Ma trousse d’aiguilles, mon sparadrap et mes compresses stérilisées
Avec mes feuilles de soins d’hier je vais pouvoir me faire payer
Les prises de sang chez les grand-mères
Les toilettes, les soins infirmiers 

Mais je suis de plus en plus vert
D’avoir les clients sur le râble
Qui arrêtent pas de me faire chier
J’essaie bien de rester aimable mais vous n’aurez pas
Ma liberté de panser.

J’suis l’infirmier, pas le larbin ou la bonne sœur
J’veux du respect, qu’on reconnaisse ma valeur 
Et je veux qu’on me laisse faire, sinon les gants j’les mettrai pas 
Pour claquer l’museau des rombières
Et des blaireaux autour de moi
Qui m’ont tous pris pour l'Abbé Pierre, 

J’me sens au bout de ma patience
Quand j’aimerais tant m’élever 
Je plaiderai toujours l’innocence et vous n’aurez pas
Ma liberté de panser
Ma liberté de panser.

Breack

Je veux des rapports équitables
Ça fait un bail que j’cours après 
Baisser mon froc c’est plus faisable, non vous n’aurez pas
Ma liberté de panser.

J’suis pas à vendre, sans déconner
Et si parfois ça me démange
De tout envoyer balader
J’me dis que la vie est étrange
Que je changerais bien d’métier 
Et pourtant il n’y a rien à faire
Vous pouvez bien me critiquer 
Moi mon boulot j’en suis fier

Il pourrait même être agréable
Et ça s’rait pas bien compliqué
Mais y’a un truc pas négociable, c’est qu’vous n’aurez pas 
Non vous n’aurez pas
Ma liberté de panser
Ma liberté de panser.

Nos hommages à Florent Pagny
On a le fichier son, enregistrer en duo, sur demande, redoutable…

9.12.13

Bastingage



Quitter le noir, abandonner le bateau, fuir le sombre et rester sur la grève. Faire la grève, comme les mineurs, les démineurs, jouer sa partition mezzo pianissimo. Rester là, sauter dans l’eau, courir vers lui et les laisser dire. 
Elle s’encanaille, se dépoitraille, les tropiques la piquent au sang, ils avaient chuinté, déquillé, hurlé aux loups. Elle avait feulé, lovée contre son ventre. Ils avaient brandi morale et croix, elle avait sorti les griffes. Ils l’avaient dézinguée sur cinq colonnes, elle avait traversé l'île nue. Ils avaient joué l'hallali, elle avait bu jusqu’à la lie.
Un jour, elle avait consenti, un jour, ils l’ont crue vaincue.
Il n’aura aucun regard, confie-t-elle à l’eau, il se croit geôlier, il me croit rendue, perdue, foutue. Foutaise. L’eau est là, sombre miroir à peine perceptible dans le brouillard du soir. Pendant 40 jours, la pluie, le vent ont tout dévasté, ils ont lavé la terre, emporté les abris, tué ses chevaux. Alors, il est parti, gueulant sa peine aux étoiles, la laissant seule au milieu d’eux. Elle aurait pu courir derrière lui, elle pourrait sauter et nager. Elle pourrait refuser de rentrer, elle pourrait rappeler son bannissement, elle pourrait exhiber sa fleur de lys, sa marque infâme. Elle pourrait se venger à nouveau, refuser la trahison, poursuivre le frisson. 
L’eau est plate, dormante sous la lune pendant que le vent fait vacance. Elle revoit le port de Stilton le jour de son départ il y a 7 ans. Soirs jumeaux, elle se sent vide. Ni vouloir, ni refuser mais il n’aura aucun regard. Il est là derrière elle, elle le sent, le vomit, l’oublie. Les amarres viennent d’être levées, l’eau clapote, elle sursaute. Retrouver du sang, de la hargne mais rien ne vient, l’eau ondule, nul désir. 

Quand l’île aura disparu, elle lèvera les yeux et cherchera sa bonne étoile. Lui, il n’aura aucun regard, plus tard quand ils auront rejoint la terre par mégarde, elle s’enfuira. Elle l’imagine hagard sur le quai d’une gare… 

6.12.13

Ordinaire


Casser les règles, s'énerver, 
calme, envolée, suite liste, France-Inter, météo, 
saut quantique, soleil, Mandela, demande, aide, 
un suédois me répond ce matin, communauté, vivre, 
amour, paix, demain, autre jour, stop

1.12.13

Les mots clé, la clé des mots

Merci Trumble (un autre réseau social bien créatif

Tentative liste aléatoire - comme ça vient - go - Kennedy - qui le dit ? - verbe - commencement - jument - lutin - rose - gouvernement - mensonge - songe - profond - lion - 
ça me appelle un jeu d'enfant - encens - parfum - président - perceuse - meneuse - meneur - pleurer - rire - se réjouir - jouir - film - documentaire - commentaire - 
Amstrong - belette - Afrique - big brother - New -York - bleuet - bien-être - harmonie - détente - moi - décembre - Noël - you - and - me - pain - mystère - littérature - confiture - encablure - 
bon je continuerai demain, maintenant Néron le cochon a faim - 
Tout ça pour passer la barre des 40000 visiteurs aujourd'hui - 5,4,3,2,1, partez… venez