24.11.14

Bee, bee, be



Depuis une dizaine de jour, après les papillons, les colibris, les vautours c'est au tour des abeilles de me tourner autour. Pas très engageantes les bébêtes, noires et petites, elles se présentaient dès la pointe du jour alors que je commençais mes écrits du matin dans mon hamac puis revenaient insistantes, deux par deux régulièrement dans la journée. Et vas-y que je tourne, pas agressives mais présentes. Aujourd'hui alors que j'avais trouvé un coin peinard après un bain à la cascade, en voilà une qui arrive en force, directe, volontaire, bien décidée à m'approcher. Bon, hormis les gestes brusques, je tente bien des formes d'éloignement, même les souffles de tabac en pleine tronche ne la font pas reculer, elle a même l'air d'aimer ça, rien a faire, en plus elle vise le visage. Alors j'accepte, mais pas sur le nez, sur l'épaule ? Bon ok, vas-y, elle semble surprise et se pose tout en douceur et vas-y que ça chatouille, c'est tout doux, tout délicat, elle volette jusqu'au bras puis sur ma main mais j'avoue qu'entre les doigts ça me dérange, elle s'envole et semble avoir disparue alors que les saxonnes débarquent pour le pique-nique. À peine, la dernière bouchée avalée, la bouche essuyée, elle revient. Look at the bee... Ben oui et la voilà qui recommence sur le cou, la tête puis elle disparaît. Je garde la sensation toute l'après-midi. Après une petite sieste, je me dis quand même si t'allais voir côté des jolies histoires. Bonne pioche dés la première recherche virtuelle. Ça mouline un peu et je décide de dédier ce texte à ma grande abeille préférée, trop vite montée là-haut, si haut, merci pour le message, ce texte est pour toi Jean-Marc. Il est aussi pour les nôtres qui continuent à mourir par essaim entier en terre natale, si ça peut les aider. Sait-on jamais !

Pour les récalcitrants à la face du book
Bisou

16.10.14

Chirurgie reine hale

Le gris des reins chassé par les feuilles du Yawar Panga

Message des reins
Message d'airain
Un métal froid pourfend le fœtus d'eau
Haricot magique qui monte jusqu'au ciel
des sentiments qui mentent au ciboulot
Sortir l'épée des reins
convoquer cœur et boyau
Et
Tanner peurs et freins
Bercer l'être en devenir
Laisser les yeux se dégonfler
L'épais maintenant lâche les facias
des jumeaux réconciliés
En bas, à l'abri des côtes
Côte à côte, Ibeji,
Romus et Romulus tètent la louve
Ouverture et partage en trois
La mère et ses louveteaux
Organes palpitants, grenat sombre
Abris d'une fleur cachée
Qui nourrit, abreuve
Filtres merveilleux
Que vos œuvres s'accomplissent en paix

Tentative d'autoguérison poétique 

9.10.14

Papillon et Mariposa

Urania, plein d'autres ici

Mariposa, mariposa
Mariposa, papillon
Féminin, masculin
Marie pose toi là
Elle l'a fait
Masculin, féminin
Un papillon s'est posé sur ma main
Blanc es-tu, papillon nain
Tacheté de points orangés
Tu as six pattes de prisonnière
Striées noire et blanche
Serais-tu condamnée ?
Tes yeux sont sombres
Tes antennes sont ligne noire surmontée d'un point blanc
À la base de tes ailes s'agitent de minuscules filaments
Jumelles des grandes antennes,
Aurais-tu de mini-antennes au cul ?
Hé bien petite mariposa, que fais-tu là ?

Un papillon est posé sur ma main
Minuscule et gracieux
Je te souris
Posée dans mon hamac
Je te savoure
Tu n'es pas farouche
Et si j'osais la photo ?
L'opération est délicate
Ma tablette posée sur mon ventre
Me rendrait-elle photographe animalière ?
Je te regarde, vas-tu t'envoler devant mon agitation toute en douceur ?
Le choix est là, continuer à contempler ou dégainer...

Depuis un mois, vous m'émerveillez,
vous voletez autour de moi,
la trajectoire ondulatoire
Quand vous vous posez,
vous vous confondez avec les feuilles mortes
Vous imitez la couleur des troncs avec la grâce du ton sur ton
Sur une écorce en pleine nature, vous disparaissez
Pour réapparaître ailes déployées inondant le paysage de couleurs fluorescentes
Bandes vertes et bleues
Moirées et lumineuses
Savant dessin
Lilliputiens ou géants, vous rivalisez de beauté
Le spectacle est là
Et jamais je n'ai l'appareil à photo à portée de main

À la première rencontre magique
Le regard éperdu, je contemple un urania
Quel joli nom pour une folle rencontre
Je râle légèrement de ne pouvoir figer l'instant
Puis je ris devant cette intimité offerte en solitude
En complicité avec un papillon
Je me rince l'œil, je bois la magie, je m'offre à l'instant sacré
Quand je repars en goguette, l'appareil au poing
Vous filez comme les étoiles du 15 août
Vous m'échappez, vous n'en faites qu'à vos têtes
A peine le temps de m'approcher de vos ailes transparentes ourlées de noir
Vous filez mais je m'en fous
Je sais le rendez-vous
Vous êtes partout
Même dans la bibliothèque

Par trois jours j'ai essayé de vous expliquer qu'il faudrait mieux sortir de là
Rien à glaner parmi les bouquins,
chronique d'une mort annoncée
Je me suis agitée pour vous conduire vers la porte
Rien à faire, la com animale n'était pas branchée
Alors quelques jours après, je découvre vos cadavres sur une étagère
Aile sur aile, transparence conjointe
Même dans la mort, le corps légèrement recroquevillé
Vous êtes belles,
symétrie, vous êtes
Axe central sur deux ailes repliées
Vous êtes des dieux, vous êtes des déesses

D'ailleurs comme c'est le printemps
Je vous vois souvent voler deux par deux
L'un portant l'autre
L'un battant des ailes,
l'autre se laissant porter
Quand vous vous posez sur un rocher
Vous entrez en immobilité
A moins que vos ébats soient trop subtils à mes yeux d'humaines
Alors je pars en rêveries

Un soir, j'ai croisé un géant
Un si grand que j'ai d'abord cru à une chauve-souris
Ça, un papillon ?
Hé oui, papillon de nuit
Tu joues les impressionnants
Mariposa de noche
Tu es imposante
Presque effrayante
Hallucinée tu te cognes aux lumières
Je te reconnais bien là

Les géantes du jour ont un peu de peine à rivaliser
Si peu
Fascinantes, elles portent le vert
Un vert merveilleux
Qu'aucune œuvre ne peut atteindre
La nature est inimitable
Mais chapeau bas aux peintres qui tentent leur chance
Essayez-moi ce rouge, trouvez-moi ce jaune

Et toi tu es posé sur ma main et tu ne bouges pas
Alors commencent les longues contorsions
Pas facile, je vous dis
Et tu ne bouges toujours pas
Sais-tu que c'est l'heure pour moi de retourner au boulot ?
Bon, je t'emmène
Je range mon sac
Sors du hamac, traverse le jardin, le patio, le long couloir
La rue est là
Les mototaxis pétaradent dans un boucan d'enfer
Rien, pas un mouvement
Je marche, le regard sur toi, le regard ailleurs
Tu trembles, je ralentis
Tes mini-filaments à la base de tes ailes frémissent
Tu as rentré la tête
Es-tu effrayée ?
Voilà que je m'inquiète
Serais-tu en train de mourir sur ma main ?
Je te présente quelques fleurs des trottoirs
Je te regarde bien en face
Je t'ausculte
Qu'as-tu déposé là ?
Deux points blancs sur ma main
Ça y est tu perds tes antennes
Non, elles sont bien en place
Ligne noire, point blanc

Soudain, j'accélère
Puisque c'est ça, tu vas me suivre jusqu'à Takiwasi
Je marche vite, tu t'accroches
Ailes et têtes repliées, tu ne lâches pas
Dans la descente, l'incroyable m'apparaît
Mais ma parole, tu es en train de pondre
Une joie profonde m'envahit
Oui mais heu, ça pond les pipallons ?
Comme je vous appelais quand j'étais petite
Question
Non, d'un coup certitude
Tu ponds sur ma main
Je danse de tout mon corps, la main droite immobile
Je te montre à Fabienne
Regarde un papillon m'a adoptée
Elle est pressée alors je rentre dans Takiwasi
Et te présente à la première fleur d'hibiscus
Pas intéressée pour deux sous tu sèmes un quatrième œuf
Vois-tu, belle Mariposa, je suis sérieusement à la bourre
J'hésite à m'assoir et continuer à te laisser pondre
Mais c'est pas juste pour les œufs
Que vais-je en faire ?
Ils sont promis à une mort certaine
Ils me font déjà pitié
Pourtant je me réjouis d'avoir été élue
Terre d'ensemencement
Belle plante, je me sens donc

Non ma belle, je te t'emporterai pas à la bibliothèque
Tu y mourrais
Alors je change de fleur et hausse la voix devant ta ténacité
Bon maintenant, tu t'envoles
Et hop, elle est partie vive comme l'éclair
Prenant la direction inverse de la fleur offerte
Je te suis du regard, béate et coite
en charge d'orphelins

Arrivée à la bibliothèque
El Chino est à ma table
Je cherche sur internet
Les oeufs tout autant accrochés à mon duvet que leur mère
Oui, les papillons pondent bien des œufs
Les photos l'attestent
Alors je recommence
Braque ma tablette vers les petits
El Chino m'observe
Il porte des plumes en guise de dredlog
La casquette vissée à l'américaine
Alors je raconte
Il me croit et prend tout plein de phsoto

Joyeuse et préoccupée par l'endroit où je me dois de leur donner une chance de survie
Je redescends, croise Silvia, Martín et Elvis
Ils me croient et nous plaisantons sur les huevitos
Qui sont tombés là
L'expression est fameuse par ici
Je rigole devant la métaphore
L'instant est grave trouver le végétal où ils deviendront de bons gros vers goulus
Je me sens attirée par de grandes feuilles enroulées vertes et jaunes
Et les dépose délicatement tout près de la grande maison
Entre 3 et 8 jours précisent les sites papillonphyles, ils écloront
Si dame nature est clémente
Irons-nous ensemble de goinfrerie en chrysalide ?
Irons-nous au plus profond du sombre et de l'isolement où s'accomplit la métamorphose ?
Alors quand à votre tour vous serez mariposa-papillon
La paix simple et authentique sera avec moi, en moi
Alors comme vous
Fleur à fleur nous féconderons
D'amour et d'échanges nous nous nourrirons
Ainsi soit-il




3.10.14

Purge



Azucena, purge... Ça urge
Azucena, je me souviens de toi sur le chemin de Compostelle
Madrilène au sourire étincelle
Azucena, fleur de lys,
Signe infamant des putains du roi envoyées aux Amériques pour peupler le nouveau continent
Azucena, petit bocal de verre, héritage de mamie-mamie, cicatrisant
Azucena, poison pour chat
Azucena, je vais me purger

Azucena me voilà
Fleur de lys
Fleur de la marque des expédiées
Vomir l'ancien pour accueillir le nouveau
Vomir lâcheté et mensonge
Vomir
Pour accompagner mon présent
Renouveau et nouveau
Temps passé, je me vide

Azucena mon amour,
je flotte entre relaxation et lourdeur
Fatigue et bien-être
Je t'ai avalée d'un trait, tu n'avais pas trop de goût...

Il m'a tendu le seau, accompagnée jusqu'à la rivière
Acomodate
J'ai choisi une pierre ovale, à l'ombre
Les pieds dans l'eau bouillonnante
J'ai attendu
Un aigle a volé en remontant le cours de la rivière

J'attends et remonte le temps
Les souvenirs se teintent d'oubli
Passé et avenir ont peu d'importance
décrocher
à l'abri des tempêtes
Pourquoi se souvenir

La nausée s'installe
Les papillons volent deux par deux
Le printemps agite leur désir
Premier tremblement
Premier vomissement
J'observe en entomologiste
liquide et clair

Le soleil tape mon dos
Changer de pierre
Je traverse et change de rive
La pierre est humide, le courant plus fort
Mes pensées s'énervent
Et hop, un petit coup dans le seau

Maudit soleil, il me poursuit
Changer de pierre plus haut
Traverser un trou sombre
Garder l'abri derrière une pierre mastodonte
Avant que l'astre n'arrive là
J'ai le temps de remplir mon seau

Rien ne vient, la nausée est présente
Sans être pressante
Je contemple, oiseaux et bambous géants
En face, de quoi s'allonger
J'ai sommeil d'un coup
Envie de rien
Tête vide
Retraverser
Nettoyer le grand rocher et m'allonger
Oui là, face au ciel et aux feuilles en cœur
Contempler, c'est tout
Je suis bien

Il revient avec un verre d'eau tiède
Il annonce encore un ratito
Je repars en contemplation
Deux heures les pieds dans l'eau
Et là relaxation et joie font les belles

Azucena
Lettre latine
Lilium candinium ou peregrinum
Candide et pèlerine
Tu me vas bien
Tu viens de Grèce et du Liban,
belle fleur de lys,
tu voyages de par le monde entier,
aucun sol ne te rebute,
aucun climat ne t'incommode,
tu es vraiment de bonne composition.

Les beaux parterres te chérissent,
Les mariées t'envoient en l'air
Signe d'amour aux célibataires pleine d'espérance
Tu ornes les capes des rois
Tu es partout et tu soignes
brûlures et furoncles, eczémas et ulcère...
Tes feuilles sur un front calment les maux de tête
Tu es parfaite

Toi mainte fois imaginée tatouée sur mon bras gauche,
vêtue comme une cocotte du XVIIème siècle,
image lointaine de mes fantasmagories intimes...
Tu inaugures ma liste des plantes,
en tête de liste je te salue.

21.8.14

Sans que ce soit un Haïku

hasta luego Loulette

matin départ
pluie du regard
sans grand écart

trois fois quatre sept

8.8.14

Se frotter à Protée



C’est en quittant la rue Floquet que je me suis attelée à interroger Protée.
Le sachant dans mon thème astral et l’ayant si bien reconnu, ce fut facile de le trouver.
Par contre, avoir des réponses… Hé hé ! La belle affaire.
Le tenant fermement, je l’ai suivi dans chacune de ses transformations, entrainée que je suis par les moultes voyages en pays parallèles, invisibles et mystérieux. En passant par je ne sais combien d’animaux, salamandre, chèvre, boa, cocotte-minute brûlante, flaque d’huile d’olive, savonnette, manteau de vison, vague fouettante…tout et n’importe quoi pour qu’il m’échappe.
Ce n’est que lorsqu’il s’est vu métamorphosé en bâton de dynamite allumé et qu’il menaçait de faire sauter l’usine de pépère et nous deux avec, que, dans un cri d’effroi, il s’est écroulé enfin.
Echoué sur son île, avachis et amorphe, évanouis au milieu des phoques sous le soleil de seize heure.

Dans la nuit, épuisée, j’aurais tant aimé pouvoir m’effacer dans le décor.
J’ai d’abord essayé d’être un drap, mais, pas assez plate, me mettant en boule j’ai fait l’oreiller, mais là encore j’étais trop reconnaissable et pas assez protégée.
J’ai opté pour la tortue terrestre mais la carapace était encore trop fine. J’ai fini par péniblement me trainer vers le souterrain d’une haute montagne pour dormir enfin, bien cachée, à l’abri.
       
Le lendemain matin, dès le réveil, je saute sur Protée pour qu’il avoue enfin pourquoi fuir autant !
- Pourquoi tu fuis ? Criais-je, le plaquant au sol, les bras autour de son torse.
- Rrrrr…. Pour ne pas qu’on me demande quoi que ce soit !
Se débattant, suffoquant.
- Pourquoi tu fuis, puisque tu sais ? Pourquoi tu te transformes puisque tu sais ? Pourquoi tu ne veux rien dire puisque tu sais ?
Grognant, grimaçant, se tordant dans tous les sens et moi de l’empoigner, secouée mais tenant bon, il crie :
- Je vois trop de choses, je me perds à retrouver ce qu’ils veulent savoir exactement !

Exaspéré qu’il est et harassé de ne savoir comment faire autrement, de s’y éreinté chaque fois, d’arrêter les métamorphoses juste avant l’agonie, depuis la nuit des temps, pour l’éternité…
- M’enfin tu es un dieu ou demi dieu et fils de dieu, tu as droit à une bénédiction ! Hurlais-je
Il s’effondre et je m’affale.

Le regard vague, mes yeux sont plongés dans la vision chamanique… J’aperçois Ishtar et sa chouette…, la chouette,  je lui balbutie :
- les animaux alliés… ce sont eux qui accompagnent… … tu es dans l’eau …. Qui va venir t’aider toi ? … Ça y est… je vois : Les Saumons …!!! Demandes aux saumons !
Même au milieu de l’océan ils retrouvent toujours leur rivière d’origine, les saumons iront chercher à ta place l’information que la personne a besoin de savoir, ils suivront le lien.
Cette phrase est trop longue à dire mais Protée m’entend la penser.
Après un silence, une réflexion perce le silence :
- … ça fait trop mal de se métamorphoser, ça épuise… soupire-t-il.
-  à qui l’dis-tu…
Laissant les saumons à l’œuvre, scintillant et frétillant, nous tombons de nouveau dans les bras de Morphée à bout de force après cet échange si rude et pourtant si court.
          Vers midi, émergeants, je lui demande encore :
- mais pourquoi on se transforme en fait, … En plus de fuir ?!!
- il n’y a pas d’autre façon de voyager …, … enfin, tu sais bien toi aussi…

Carole
ma chamane préférée en cet instant ;-)
merci, merci pour ce partage de vision

4.8.14

Sans "e", pour "eux"… les amis

Rue de la Daurade, Toulouse


Pour mon ami Christian

Il faut avoir un ami : important. Oui, un ami, ça m’aidait toujours. Plus qu’un mari ou qu’un fils.
Un matin sans ami minait mon imagination, ma vision du futur aussi.
Tu arrivais souriant, bon au fond de ton corps, un CD à la main, parfois sans contrat, mais toujours gai. Ma main touchait alors ton pull : il fallait du contact.
Ça chauffait aussi parfois dans la discussion. Nous partions alors dans un vrai plaisir naissant. On s’aimait fort, vrai, pas pour un  soir ni un jour mais pour toujours.
Tu partais tard dans la nuit, un, trois ou cinq coups dans ton pif. Nous buvions à nos bons instants, à nous !
Un jour quand nous partirons chacun dans la mort, il nous faudra du tonus pour finir alors nos surplus d’instants solo. Tant pis pour moi si tu pars avant : un chagrin aussi grand qu’un tsunami aura raison du noir.
Alors, mon ami, vis à fond, ris, bois à nous !!! Il n’y aura alors aucun  souci !


Marie 

Ô merci Marie d'avoir fouillé tes fonds d'ordi et de partager avec nous… 

y'a toujours des perles aux fins fonds des circuits intégrés 

26.7.14

Quand les arbres murmurent


Jeune prétentieux plein d’espoir

J’ai une allure malingre, un peu tordue mais je suis jeune et plein de sève. De grands ancêtres veillent à ma croissance et l’environnement peu propice à la balade me protègent des humains et des amoureux trop prompts à graver leurs noms sur ma peau aux nuances blanchâtres. J’aime beaucoup la finesse de mon grain et quelques auréoles brunes ne font qu’ajouter à mon élégance. Comme vous pouvez le remarquer, je m’aime.

Je vous parlerais bien de ma frondaison mais j’ai la mémoire courte et en ce mois d’hiver, je suis encore chauve comme un poupon. Seules mes ramures sont autant de doigts de pianiste lancés vers le ciel comme une invite à une symphonie sylvestre. Car, voyez-vous, j’ai du vocabulaire et de la poésie à revendre grâce à un vieux chêne voisin qui n’a de cesse de m’instruire. Fort de ses 250 ans, il se fait un devoir de partager son savoir mais je l'écoute peu.

Jamais je ne vivrais aussi longtemps, je serais transformé en meuble pour coquette bien avant. J’imagine déjà son peigne d’argent sur ma planche centrale, celle débitée au plus près de mon cœur, là où ma cellulose s’alanguit. Elle me lissera du plat de la main en sortant du lit. Et qui sait ! Peut-être qu'un soir d’ivresse amoureuse, elle posera ses fesses sur mes nervures. Et là, je ne suis pas sûr de rester de bois. Mais je m’égare et j'adore ça.


Le soleil décline et me voilà ombre fantomatique, jeune pousse tremblant d’excitation. Le vieux chêne ricane à mes côtés. Il m’a raconté un jour s’être vu fier tonnier sur les mers déchaînées mais il ne fut jamais choisi. Un jour un bûcheron indélicat ou trop saoûl l’avait entaillé fort maladroitement. Depuis son tronc s’incurve bizarrement et lui donne une allure de sorcier peu avenant. Sa torsure me laisse de la place et je la prendrai. Ainsi un jour je parviendrai à la pleine lumière du soleil et laisserai éclore mes fleurs et mes fruits en mille couleurs éblouissantes.

21.7.14

Le jour où s'est accompli le 4-21



En ce lundi 21 juillet 2014, L'éclosoir à histoire me propose cette alchimie…


Nombre de ligne : 21 lignes 
Pronom : Elles 
Point de vue : Libre 
Genre : Fantastique


C'était un 21 juillet de l'an 93, un pendu avait choisi la voie directe. Son visage ressemblait à un poisson. Son dard dressé avait envoyé une dernière fois son foutre au ciel et lui donnait une allure de scorpion famélique. Elles le contemplaient, embrassaient ses écailles froides, encore, encore une dernière fois, elles s'abandonnaient. 

Elles sont restées longtemps coites, étrangement tranquilles et médusées. Puis, elles ont rejoint soumises le temple à l'intérieur de la forteresse interdite et balayé la maison. Elles ont ramassé poussières et cailloux, elles ont chassé les fantômes et convoqué les fées du logis. Elles ont traqué les odeurs, découvert des horreurs et se sont écroulées de malheur. Elles sont devenues samouraï, s'entraînant jour après jour, elles ont tué dragons et chimères. S'entraînant en toute sororité, elles ont décidé un matin de revenir vers le monde étrange qu'elles avaient quitté. 

Elles sont sorties, armées, telles des Amazones, carquois remplis, flèches affûtées. Elles ont chevauché sur de fiers étalons, découvert de nouvelles contrées puis elles se sont séparées. Certaines avaient repris goût à la vie dans ce monde mystérieux à redécouvrir, d'autres étaient retournées vers le temple, d'autres encore avaient défiés le monde en bataille inutiles, combien de mortes pour de si petits défis ? 

C'est ainsi que chemin faisant, elles avaient progressivement désobéi à la Loi de l'Union Sacré jusqu'à errer de nouveau, se cherchant les unes les autres, se perdant sur le chemin du retour au temple.

Ce n'est qu'en l'an 14 que l'une de celles qui avait choisi de vivre dans le monde du dehors aperçut un vampire qui se cachait dans sa cave. Alors, elle contempla son teint blafard, sa misère d'écartelée puis d'un coup tout lui revint : le visage du poisson au dard de scorpion, ses jeunes années d'apprentissage au temple, ses talents de déesse endormie et le souvenir de ses compagnes dispersées au quatre coins du monde. 

C'est au grand soleil de midi qu'elle ferma son logis, repris son bâton, renfourcha son étalon et pris la direction de la croix du Sud, là où brillent Las Tres Maria. C'est ainsi que put s'accomplir le Jour des Quatre 21 que seuls les initiés comprendront.

Ainsi commença le chemin de la Liberté, toutes allant les unes vers les autres. 

Pour Antoine



13.7.14

Les Ateliers de la coquille: Traduction instantanée

Traduction instantannée




Impromptu en ce 13/7/14 au lendemain de la pleine lune du cerf


Sur la table un mot : trahison
Il nous tourne autour, nous tourneboule, les convives discourent 
Alors en ce matin, nous avons sorti l'éclosoir et il nous a proposé d'envisager ce mot sous l'angle de 4 contraintes

12 lignes - Elle - Objet - Ésotérisme 

Elle s'offre à la vue, affecte les sens.
Posée sur un socle d'airain, elle brille de mille soleils au centre du chaos de l'éternel retour.
Souvent elle réclame épées et dragons puis elle œuvre à revenir vers la caresse divine.
Mais la, bien campée sur ses ergots, elle devine, se fourvoie, s'enterre pour ressortir en lune noire.
Elle en appelle aux codes d'honneur, elle fouille les racines mystérieuses jusqu'aux coagulations à dissoudre.
Alors parfois, elle se métamorphose, illuminée par quelques Kairos, en actes de réconciliation. En ces instantanés, elle prends ses bains puis s'endort, enfin calmée, elle peut cesser de traduire.

Je n'ai que mon texte, les autres sont papiers
Les vôtres peuvent se servir de la proposition et répondre à leur tour, ainsi fonctionne l'éclosoir à histoire.

Je réponds aux questions sur cet éclosoir à histoire, un jeu créé pour faire naître toutes sortes d'histoires jaillies de nos imaginations en liberté.

Je cherche aussi un éditeur. Que les liens et les histoires naissent et se croisent.


21.6.14

Sous les jupes des mots


Au Luxembourg, les reines se voilent et les hommes cherchent

Là si près de la roue
Solenn m'offre un premier vers
Les brodeuses sont de sortie

Les mots ont des oreilles que la bouche ne dit pas
Le goût des mots nourrit mes entrailles au très bas
Et là derrière les mots, les désirs poussent par là

Yallha

Y'a les mots rapaces, les mots fugaces, les mots passent
Passe par ci, passe par ça, pour que les mots s'enlacent
Ils se délassent puis s'évanouissent, la bouche est lasse

Chut

Et voilà les alexandrins, ma chère, j'ai accepté la consigne
C'est bon d'obéir, à toi les vers


3.6.14

Flaubert par Henri Guillemin


Pourquoi est-on "pris" par un auteur ?
Son nom tourne, fait référence et on ne sait pas pourquoi on s'y attache
Puis un jour, on découvre certaines proximités : physique, émotionnelle, intellectuelle, spirituelle…
Un petit point par ci, un petit point par là
Voilà ce qui m'est arrivé ce matin

Je vous laisse avec ce formidable conteur qu'était Henri Guillemin. Ce chercheur de vérité dresse dans ces deux vidéos, un portrait de Flaubert touchant, authentique et fort intéressant.
Un régal pour l'oreille




1.6.14

Stage d’écriture en résidentiel


Stage d’écriture en résidentiel
Thématique Personne-Personnage
Moi et un personnage
Entre l’intime et le fictif
Entre le Soi et un autre

Cet atelier est ouvert aux timides et aux amoureux de l’écriture, 
des histoires, de la re-création de soi, du monde
Il est ouvert aux ignares comme aux érudits
aux paresseux-ses comme aux courageux-ses
aux sensibles comme aux rugueu-ses

Chaque ouverture d’atelier commence par une chauffe corporelle associée à des propositions créatives (visualisation, jeux, massage, théâtre…)
Puis viennent les moments d’écriture
le matin, les écritures sont intimes, partagées et contraintes afin d’ouvrir vers la liberté
l’après-midi, l’intelligence collective est convoquée afin de faire interagir
les personnages qui apparaissent et laissez s’épanouir les trames de récit, roman, historiettes qui naissent en chacun de nous

En fin d’atelier
Nous repartirons avec des personnages, des trames narratives, un ou des débuts, des déblocages, des polissages, des découvertes…

Libre à chacun de poursuivre le travail d'écriture ou pas
Je reste en contact avec ceux qui souhaitent aller jusqu’au point final



Catherine LM
écouteuse, questionneuse, enchanteuse
L’écriture me colle à la peau depuis 30 ans
carnets de voyages
journaliste presse écrite
auteur
animatrice 
créatrice de l’éclosoir à histoire

La recherche du sens et de l’équilibre ont toujours été là
tournée vers l’expression corporelle
le centrage
formée aux thérapies alternatives
aux figures symboliques et archétypales
spécialiste en techniques d’écriture et de communication
amoureuse du renouveau


Domaine du Beyssac du 7/7/14 au 10/7/14
à Picarou, Cintegabelle, 31

Cet havre de paix assure à chacun un cadre idéal pour s’exprimer en toute quiétude
Les traces de cette abbaye cistercienne abritent maintenant une piscine inspirante et relaxante 
Une immersion en pleine nature propice à l’écriture
Possibilité
D'arriver avant de rester après et de profiter de ce domaine d'exception ou de très anciennes nonnes guérissaient alentours dès le VIIIe siècle 


Dans les Landes du 15/7/14 au 18/7/14, non résidentiel

Dans ma maison, une ancienne ferme en cours de restauration mais accueillante entourée de bois, de sources avec les moutons tondeuses, les poules pondeuses, les chats boudeurs
Possibilités d’hébergements multiples aux alentours, camping-car et tentes peuvent trouver leur place sur le terrain de 2 hectares

Tarif : 300 € le stage, hors hébergement et repas
le groupe s’ouvre à partir de 8 personnes et se clôt à 14

Pour tout renseignement 
06 46 33 65 23






24.5.14

La femme debout. Un article de fémininbio


Une femme accomplie est-elle une femme multifacettes ? La Femme de coeur et la Femme de tête se complètent pour créer la Femme debout, la femme complète. Combien parmi-nous peuvent revendiquer en être une?
Poussée par notre histoire, nos conditionnements, nos expériences nous sommes plutôt une mère affectueuse, tendre, présente et qui assume tout et désormais, pour la majorité d’entre nous, en travaillant. Et / ou une femme active, voire parfois une business woman. Pour d’autres c’est plutôt la femme au service de la famille, sans une réelle vie personnelle. Et dans ces différents cas de figure, qu’en est-il de la Femme, celle qui aurait plusieurs visages, plusieurs aspects ? A-t-elle aussi sa place ? 
Chez FemininBio... évidemment ! Mais quand même, arrêtons-nous quelques minutes sur les multifacettes de la femme et voyons celle que nous sommes. Nous pourrions avoir quelques surprises. 
Les facettes de la femme : un détour par les archétypes 
Prenons les références multimillénaires des grands archétypes féminins que je nous propose de revisiter afin d’apprécier avec lesquels nous sommes en affinité et ceux que nous avons oubliés. Peut-être pourrions-nous découvrir que nous n’avons pas encore tout exploré ? 
Artémis : Vierge / Jeune Femme
Équilibre, sexualité bourgeonnante, développe le sens de l’intimité, la pudeur, la délicatesse, n'appartient à personne, sauvage, libre, instincts, intuition, protège les âmes sensibles et les innocents, sororité, Lunes Rouges.
Aphrodite : Amante
Amour, relations intimes, séduction, beauté, fertilité, créativité.
Amazone : Guerrière
Indépendante, se dirige elle-même, guerrière, forte, courageuse, rebelle.
Déméter : Mère
Liée à la Terre-Mère, moisson, agriculture, naissance, projets créatifs, contrôle, chaleur, nourrir les autres.
Héra : Matriarche
Tête du clan, autorité, sécurité, calme, force émotionnelle, protectrice de la femme et du mariage, gardienne de la fécondité du couple et des femmes en couche. Jalouse des infidélités de son mari.
Hestia : Servante, gardienne
Gardienne du foyer, servante, assure, concorde, bien-être et quiétude.
Isis : Prêtresse
Connaît les Mystères de la Connaissance, reliée au divin, incarne la spiritualité et le sacré.
Hécate : Chamane 
Guérisseuse, chamane, sorcière, clairvoyance, intuition, auto-guérison alchimiste, ombre (mort) et lumière (fertilité, richesse matérielle et spirituelle), transformation, bouclier du pouvoir, fait face à ses plus grandes peurs.
Gaïa : La Grande Mère
La Terre-Mère, le centre de la vie, le grand utérus cosmique, l'obscurité, le chaudron, l'endroit où tout est potentiel et possible, refuge, opportunité de repos.
Nyx : La sage-femme, la femme sage
Paisible, sage, clairvoyance de l’expérience, poétesse, artiste conteuse, se prépare à sa mort (accepte son âge), enseignante, facilitatrice, assiste les autres avec la transformation personnelle, aide les faibles.
Athéna 
Stratégie guerrière, Justice, équilibre, artiste, écrivain, littérature, sagesse, prudence, raison, démocratie, république, politique.
Une fois, cet examen introspectif terminé, je reviens à la Femme Debout.  
Les ressources de la Femme Debout pour changer le monde 
J’ai choisi de terminer la liste des archétypes par Athéna car ayant réhabilité l’émotion et l’intuition, après des centaines d’années de discrédit, nous pourrions laisser la balance pencher exagérément de ce côté et oublier cet autre versant de la Femme qu'elle incarne. Athéna représente celle qui sait régner sur la Cité, qui aide à produire les lois et surtout celle qui fait avancer la démocratie. 
En ces temps de mutation profonde de notre société, sans doute la Femme de tête est-elle aussi nécessaire que la Femme de cœur. Sachant allier la sagesse au sens politique, elle pourrait incarner un autre aspect de la prospective, percevant l’avenir de la Cité grâce à son intuition, moyen de prendre des décisions accélérées, tout à fait propice dans notre monde complexe. Elle a aussi le talent, issu de ses millénaires de gardienne du foyer, d’avoir une vision transdisciplinaire des sujets comme de la vie. Elle sait accueillir l’incertitude et l’improbable, fruit de la vie de famille : des facéties des enfants ou des frasques du mari. Flexibilité et agilité qui sont les compétences désormais convoitées dans les entreprises et qui sont les mamelles de la "gestion" domestique. 
La Femme Debout rassemble toutes les facettes féminines
En un mot l’Athéna du XXIème siècle, Femme Debout, réconciliant ses différentes facettes est la ressource idoine pour appréhender le monde complexe et plein d’incertitudes que nous vivons.
Elle manifeste, du tréfonds de sa matrice, les trésors de résilience nécessaires aux transformations sociétales.
Elle a la patience d’Héra et de Déméter sachant que les graines prennent du temps à germer, elle saura aider les semis (innovations sociales) à devenir des plantes et faciliter la croissance des émergences de nouveaux possibles de notre société.
Elle saura accueillir et faire grandir la biodiversité des solutions, comme Héra aimant ses multiples enfants. Athéna détient la sagesse nécessaire pour opérer les bons choix. 
Avec la force d’Amazone alchimisée, elle manifeste une stratégie patiente et pacifique au service de l’émergence d’une nouvelle humanité. Avec une slow attitude, elle sait communier avec le vivant qui ne l’a jamais quittée, puisqu’elle donne la vie depuis des millénaires. 
Créative, intrépide et aventurière, cette Femme debout ne craint pas d’arpenter de nouvelles voies, d’oser sortir des sentiers battus pour ouvrir les portes et les fenêtres des futurs insolites. Réconciliée avec le sacré, elle propose un avenir pétri de sens, relié à l’essence des choses, jouant avec les sens pour renouer avec la spiritualité, alliant le divin et la sexualité sacrée. Prêtresse et chamane, elle sait écouter les enseignements millénaires des peuples racines et les adapter au monde contemporain pour qu’il retrouve un nouveau souffle. 
C’est la Femme Debout qui fera advenir notre futur souhaité 
C’est de cette Femme Debout dont notre présent a besoin pour faire advenir notre futur souhaité. Cette Athéna du XXIème siècle combinée à Aphrodite, assumant sa féminité, la puissance de l’Amour (d’Eros, à Filia jusqu’à Agapé) et la relation à autrui, est en capacité de créer les solidarités, les fraternités, les coopérations, les synergies essentielles pour dépasser les défis de notre monde en pleine métamorphose. 
Il nous suffit, chacune, de décider de devenir une Femme debout et de nous réconcilier avec chacune des facettes de nos archétypes délaissés. Alors grandie, entière, apaisée de retrouver l’unité en nous, nous pourrons apporter autour de nous les conditions propices au nouveau monde respectueux de tous les règnes du vivant auquel nous aspirons. 
L'experte : 
Christine Marsan est psychologue, psychothérapeute, coach, consultante en accompagnement au changement et des mutations en entreprise et écrivain. Elle a écrit plus de 15 ouvrages dont Chemin de SoiChoisir la paix et Oser changer sa vie. Elle réalise des groupes de thérapie intensive, des stages autour d’Oser changer sa vie et Revisiter ses archétypes pour s’épanouir.

13.5.14

En partage, à vous la plume


La petite fabrique de soi
la grande cuisine de l'Être

Recettes et improvisations
fond de frigo et marché bio
Loupé et saveurs uniques

Mitounons nos recettes
Quelles sont les vôtres ?

Partageons, aimons, agissons

Le thème vous sourit ?
J'anime sur tout le territoire des ateliers montés clés en main








23.4.14

Personne et Personnage



Vieille mémoire…
Un mémoire écrit en 2004
T'aime : Les rapports entre personne et personnage en atelier d'écriture

Un peu de moi et de mon personnage d'il y a 10 ans

Un arrière-goût
Un avant-goût des stages d'été qui se précisent
Mise en ligne prochainement
Pensez à me contacter

Le texte est ici, cliquez-moi dessus

19.4.14

Chansonnette et passion pascale



O la belle vie
sans amour, sans folie, sans je t'aime

On est seul, on est libre et on couine
On s'amuse, on se muse avec toutes ses copines
Des jours gris qui se tranchent jusqu'aux épines

Mais la belle vie
sans amour, sans soucis, sans problème
Oui la belle vie, on s'en lasse, on est triste et l'on traine
Alors pense que moi aussi je t'aime
Et quand tu auras compris
Réveille-toi
Serais-je là pour toi ?

Sacha là

Paroles et mixage : Jean Broussole et Catherine LM. 
Musique : Sacha Distel 1963

1.4.14

B.A. BA





B.a. ba

par Catherine Manuel Lamarque


Intérieur bureau Manon
Manon entre dans son bureau après la pause déjeuner, range le roman à l’eau de rose dans un tiroir du bas, jette un regard dur vers le dossier de Gabriel Langevin posé sur son bureau, regarde sa montre, se cale derrière son fauteuil et entame des exercices de détente du dos et de la tête. Gabriel ouvre doucement la porte et surprend Manon quand elle relève la tête.

GABRIEL
- Excellente habitude !
MANON
- Mais…
GABRIEL
- Bonjour. Gabriel Langevin. Nous avons rendez-vous.
MANON
- Vous auriez pu frapper ! Vous êtes en avance.
GABRIEL 
- Désolé ! Je voulais mettre toutes les chances de mon côté.
MANON
- Votre unique chance, c’est de payer. Asseyez-vous !
GABRIEL
- Merci. Doit-on tout de suite parler d’argent ?

20.3.14

Petit exercice pour couple de chef

Exercice n° 1



Comment jouer très sérieusement en couple quand les 2 ont un tempérament de chef et une réaction de refus face à ce qu’il ou elle considère comme un ordre, une atteinte profonde à sa capacité à jouir de lui-même.

Essai un sur 3 semaines (vive les régimes de printemps)
Pour les plus courageux : 4 jours où chacun prend durant 2 jours le rôle de chef et l’autre d’arpète et offre ses services dans le monde de la « chef-attitude » de l’autre, plus 3 jours de liberté d’être et d’agir selon son gré.
Plus raisonnable et moins affolant : commencer par 2 jours (1 jour chacun de chef-attitude) et 5 jours de libre-arbitre.
Se débrouiller pour annoncer le matin ou la veille : c’est mon jour et annoncer ainsi la prise de pouvoir.
Pensées, émotions, réactions corporelles sont les points à observer

Les règles sont à adapter en fonction de l’emploi du temps de chacun. 
Se lancer sur 3 we, démarre une partie. 

Résultat de la première manche la semaine prochaine sur le blog.


Tentative, en français mot connoté échec
Essai, déjà plus scientifique
Pratique, nous voici jardinier
Liberté d’explorer (avec amour et sans compromission)

17.3.14

Atelier autour de l'ennéagramme



Chaque atelier ouvre un pan de cet outil dédié au développement de sa conscience d'Être et à l'ouverture vers l'autre, ce semblable si différent

Ces ateliers sont conçus pour ceux qui désire travailler avec l'ennéagramme professionnellement et pour leur développement personnel 
J'envoie quelques documents à ceux qui viennent pour la première fois et propose un entretien téléphonique afin d'ajuster le groupe aux connaissances et pratiques de chaque personne

Lors de l'atelier du 29 et 30 mars, un accent sera mis sur les sous-types et les techniques d'interview après une nouvelle visite des ennéatypes

Pour l'atelier de fin mai (30 mai - 1 juin), un panel composés de candides et de connaisseurs s'organise afin que chacun vienne découvrir ou partager son monde en groupe 
Ce panel aura lieu le dimanche 1 juin au domaine du Beyssac à Cintegabelle. de 14h à 17h

Pour vous inscrire : Catherine Manuel 06 46 33 65 23 
Tarif WE : 200€, des tarifs préférentiels sont prévus
Paf : 30€ pour le dimanche après-midi
3h pour participer au «jeu» des interviews à la recherche du monde de l’autre et suivre les propositions de l’atelier. 
Les interviews sont conduits par les participants réguliers des ateliers afin d’entrer en résonance avec les 9 ennéatypes et si vous vous les sentez, pourquoi pas vous ?


Un coup de fil permet bien des ajustements et commence la rencontre

11.2.14

Ennéagramme, une ressource pour travailler ses personnages



L’ennéagramme des personnalités
Par Catherine Manuel-Lamarque


Préambule
Ce texte a pour vocation d’éveiller une curiosité chez ceux qui ne connaissent pas l’ennéagramme. Les virtuoses de la figure y trouveront un survol théorique très rapide, un essai sur ses origines et une série de questions à tous les chercheurs de Sens. 
L’ennéagramme des personnalités est le seul qui sera abordé ici. Les multiples niveaux de lecture qu’il entraîne seront à peine évoqués. L’ennéagramme selon la 4ème voie, propre aux enseignements issus de Georges Ivanovitch Gurdjieff et de Piotr Demianovitch Ouspenski, restera caché afin de respecter leur tradition de transmission selon un mode plus initiatique. Cet “autre” ennéagramme en appelle à tous les méandres du “mouvement” et de la “place”, il est à la fois proche et lointain de l’ennéagramme des personnalités issus des écoles sud et nord américaines.
Pour en savoir davantage, les livres et formations sont à notre disposition. Je suis certaine que la connaissance et la sagesse de l’ennéagramme se transmettent en groupe et en toute intimité avec soi. L’ennéagramme est un miroir, celui qui se regarde a besoin du reflet de l’Autre pour en apprécier la saveur, la richesse et l’utilité. Se regarder seul et dans son coin nous conduit directement à revisiter le mythe de Narcisse.

Un peu de mise en place
L’ennéagramme porte un nom étrange et provient de sources multiples, un peu comme la kinésiologie. Les hommes en débattent encore. Cette figure géométrique est-elle en lien avec l’arsenal psychologique ? le spirituel ? le psycho-spirituel ? autre chose ?
Les liens se révèlent en fonction des référentiels et niveaux de lecture choisis. 
L’ennéagramme ne détient aucune vérité, ne définit personne, il offre des points de vue larges et focalisés. Il est à la fois miroir et carte, avec ses codes, ses routes, ses points, ses angles, ses espaces vierges. Cadre d’observation, il propose aussi des exercices de sagesse du corps et de l’esprit. Il est philosophie.
C’est aussi une illustration, un monde figuré. Certains parlent d’outil, d’autres de symbole, certains de système d’étude de la personnalité, d’autres du visage de Dieu. L’écart d’interprétation est vaste. Certains parlent de typologie, d’outil de communication, d’autres

26.1.14

Nez rond



Il était né rond
Petit Patapon
Il était sauvageon
Grognon
Avant de devenir Nez Rond


Il a soupé et glandé sous le chêne 
Il a aimé le maïs, chipoté les épis 
Il a couru, il nous a fait courir 
Depuis le jour de son baptême


Néron est salé 
Boudiné, en chapelet 
Deux fois stérilisé 
Néron est épicé
Pâté d’avoir empâté

Néron est bocal 
Néron est confit
Il est lard
Il est saint doux 

Néron est en nous